Macron au coeur de la recomposition politique voulue par la finance et le patronat

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Un public âgé et un mélange de sociaux libéraux et de politiques de droite pour une recomposition politique mortifère pour la France
Un public âgé et un mélange de sociaux libéraux et de politiques de droite pour une recomposition politique mortifère pour la France
Un public âgé et un mélange de sociaux libéraux et de politiques de droite pour une recomposition politique mortifère pour la France
Un public âgé et un mélange de sociaux libéraux et de politiques de droite pour une recomposition politique mortifère pour la France
Un public âgé et un mélange de sociaux libéraux et de politiques de droite pour une recomposition politique mortifère pour la France
Un public âgé et un mélange de sociaux libéraux et de politiques de droite pour une recomposition politique mortifère pour la France
Un public âgé et un mélange de sociaux libéraux et de politiques de droite pour une recomposition politique mortifère pour la France

Un public âgé et un mélange de sociaux libéraux et de politiques de droite pour une recomposition politique mortifère pour la France

Ils l'avaient promis, pas un ministre ne sera tranquille durant tout l'été, car ils ont osé violer les droits de l'Assemblée Nationale en imposant de force (49/3) deux lois qui remettent en cause les droits fondamentaux du pays : la loi Macron suivie de la loi Travail.

Les résistants à ces deux lois, mobilisés depuis des mois étaient donc présents hier à la Mutualité où Macron faisait un numéro de claquettes hyper médiatisé. Rien ne se passa comme ils le souhaitait, dès son arrivée sur place, le banquier ministre put entendre les "MACRON, BOURGEOIS, RENTRE CHEZ TOI !" que tonnaient les militants rassemblés devant la salle de la Mutualite.

Des "bobos" parisients furent même bien arrosés de farine ou d'oeufs, ils ont découvert des citoyens en colère eux qui usent leurs pomprs vernies sur les moquettes des salons et ne connaissent même pas l'odeur de l'huile de coup qui inondent parfois les bleus de chauffe.

Les participants brandissaient des pancartes, avec les slogans : "osons", "faisons bouger les lignes". Ce qui, avec le titre du parti "En marche" en dit long sur le flou idéologique appparent de cette nouvelle formation. Car derrière ces formules vagues, se cache en réalite le projet bien précis de diminuer les salaires, de faciliter les licenciements, de mettre fin aux 35 heures comme le préconise la loi Khomri.

Autrement dit amplifier l'ultralibéralisme agressif décidé par le capitaliste mondialisé et financiarisé. "Comme seule figure de l'historicité planètaire" analyse Alain Badiou.

Pour Macron, le seul projet de vie possible : c'est pisser le sang et l'eau au boulot, être mis en concurrence avec ses collègues, consommer des trucs inutiles et surtout se taire et n'avoir aucune pensée crtique à l'égard des causes qui ont conduit à cette société pourrie, gangrénée par la dictature du fric avec des pouvoirs immenses pour les puissants qui le possèdent et des abattoirs d'humains pour les plus faibles, ceux qui n'ont que leur travail pour survivre.

Et surtout ne pas avoir de projet politique alternatif en rupture avec le l'ultra-libéralisme planètaire dont l'Europe actuelle est à la fois le bras séculier et le gardien sur l'ensemble du continent.

Ce face a face à la Mutualité hier au soir, exprimait la vérité de la situation sociale et politique de notre pays. D'un côté, les militants anti-Khomri se battant avec courage, détermination, au nom du primat de la question sociale et de la démocratie, et de l'autre côté un jeune loup au cerveau vieux et déjà ramoli qui veut effacer la réalité de la lutte des classes imposée par la dictature de la finance, à la France et à son peuple.

Il s'agit bien du vieux rêve d'une France silencieuse, aseptisée, à genoux et dominée que veulent imposer le patronat, la finance et le capitalisme. Macron, figure désinhibée des grands groupes financiers, ami et homme de la finance par excellence, pour lequel il roule sans complexe, a encore affirmé hier au soir son mépris pour les "sans costard" et les "sans dent" que sont les ouvriers, les employés, les techniciens, les chercheurs et les forces culturelles de notre pays, tous ces sans nom, ces sans grade de l'Histoire.

Cette action de la bougesoie française participe du mouvement social franco-francais commencé il y a 2 ans, alliant d'un côté les classes populaires, une partie des classes moyennes et des intellectuels critiques, contre l'appêtits démesuré de la classe dirigeante qui veut toujours plus de profits, de volonte de puissance au sens Nietzscheen du terme.

Ce mouvement social, est une balafre dans la boue de l'offensive capitaliste de ces 40 dernières années, un arrêt dans le recul social généralisé que veut encore accélérer et amplfier Macron!

Pour parvenir à ses fins, la capitalisme a trois scénarios d'utilisation de Macron : si Hollande est battu à une primaire socialiste, il se présentera à la présidentielle seul et hors parti, si Hollande est réélu, il sera son premier ministre, si la droite (Juppé) est élu, il sera disponible pour être son premier ministre. Dans les trois cas, il aura pour mission de poursuivre et intensifier la politique de droite, néolibérale que nous connaissons depuis 2014!

C'est cela la grande union nationale prônée par Macron, les sociaux-libéraux et une partie de la droite. Cela suppose un peuple couché, abattu, réprimé, écrasé et silencieux... Cela suppose que Macron et le Parti Socialiste donnent des gages forts à la finance, aux multinationales et au patronat. Toute leur politique et leurs postures actuelles se résument à cela !

Que Macron et le capiatlisme ne comptent pas sur nous pour laisser faire cette recomposition politique mortifère pour la gauche, ni sur l'ensemble des forces de gauche attachées aux valeurs de gauche. C'est tout l'enjeu du rassemblement que les communistes construisent alliant actions, débats politiques ouverts et élaboration citoyenne d'un pacte d'engagements communs.

C'est tout cela que les manifestants à la Mutualité ont fait raisonner aux oreilles de Macron hier au soir, félicitations aux militants pour cette action très réussie.

Macron lui, est rentré chez son chez soi bourgeois, de mauvaise humeur paraît-il.

Publié dans Luttes sociales

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