Journée internationale des victimes de disparition forcée

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Journée internationale des victimes de disparition forcée

Pendant les années 60 et 90, l'Amérique Latine a vu disparaître des milliers de personnes dans une stratégie de terreur menée par l'État et les dictatures militaires.

Cette politique inhumaine était destinée à paralyser la société et à donner un sentiment d'insécurité généralisée. Ainsi, nombre de syndicalistes, de militants politiques, d'étudiants et de citoyens ayant un engagement social ont été emprisonnés et portés disparus.

La souffrance inouïe causée par ces disparitions a conduit les familles latino-américaines à s'organiser en groupes locaux et régionaux pour entamer la recherche des êtres chers disparus. En 1981, la FEDEFAM (Fédération latino-américaine des associations de familles de détenus disparus) est née au Costa Rica.

Depuis 1983, grâce à l'engagement acharné de la FEDEFAM, le 30 août est dédié aux victimes de disparition forcée et à leurs familles.

Durant de longues années, la FEDEFAM a réalisé des démarches auprès des instances onusiennes pour que cette journée devienne une journée internationale. Enfin le 21 décembre 2010, l’Assemblée générale de l’ONU a proclamé le 30 août Journée internationale des victimes de disparition forcée dans sa résolution 65/209, célébrée depuis 2011.

Aujourd'hui, les disparitions forcées sont perpétrées dans des cas de conflits internes et comme moyen de répression politique, les exemples du Honduras et du Mexique son criants.

Pour la vérité et la justice et contre l'impunité !

Wilma Jung Le 30 août 2016

Publié dans International

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