Lundi 10 avril à 13h 00 : rassemblement à la Métropole de Lyon pour la santé

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Lundi 10 avril à 13h 00 : rassemblement à la Métropole de Lyon pour la santé

 

Plus que jamais la question d’une santé solidaire et humaine n’a été autant d’actualité.

Toutes les circonscriptions du Rhône sont impactées par les enjeux de santé.

C’est le cas pour les 10ème et 12ème circonscriptions avec la présence de l’hôpital Lyon Sud, établissement des HCL, un des plus importants de la Région et deuxième CHU de France. Comme je déplore aussi les fermetures programmées de centres hospitaliers comme Charial et Henry Gabrielle à Saint Genis Laval où se mène une lutte tenace pour maintenir l’hôpital sur place.

Elles concernent la psychiatrie à l’appel des médecins de Vinatier (160 sur les 170 que compte l’établissement), le secteur médico-social public et privé avec les salariés des EHPAD lyonnaises et de l’Hôpital Gériatrique du mont D’or.

Je ne reviens pas ici sur la terrible dégradation des conditions de travail qui affecte les personnels soignants (voir la multiplication des suicides) qui souvent sont « à la limite » de compromettre la sécurité des patients.

Je ne reviens pas non plus dans le détail sur l’affaiblissement du rôle de la médecine du travail découlant de la loi El Khomry qui handicape fortement la prévention, les attaques répétées contre les Centres de Santé, la PMI et la médecine scolaire, ni sur les attaques répétées et continues qui affectent les ressources et les missions de la Sécurité Sociale, source du sous financement de l’Hôpital Public.

Je ne reviendrais pas plus sur la place de l’industrie pharmaceutique qui plombe les comptes de la sécu du fait des profits colossaux réalisés.

Tout cela n’est pas fatal comme le démontrent l’appel des médecins et cadres soignants de l’hôpital Vinatier de Lyon et le communiqué commun des fédérations hospitalières qui tirent la sonnette d’alarme devant la programmation de nouvelles réductions des moyens des hôpitaux via la loi de financement de la sécurité sociale et mises en œuvre par l’Agence Régionale de Santé.

Ces nouvelles réductions de moyens s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des lois Bachelot et Touraine, cette dernière prévoyant une nouvelle économie de 3 milliards des dépenses de santé et la suppression de 22 000 emplois. Notre système de santé devrait connaître une nouvelle fragilisation du maillage territorial des acteurs de santé publique, une aggravation des inégalités d’accès aux soins, alors que les besoins se développent et se diversifient.

Cette offensive contre notre système de santé se couple d’une offensive d’envergure contre la Sécurité Sociale, il suffit de lire les programmes de Fillon et de Macron pour mesurer les dangers. Ils sonnent la charge contre les fonctionnaires dont la fonction publique hospitalière et contre les cotisations sociales pour transférer le financement vers l’impôt (CSG ou TVA) et ouvrir la voie aux assurances privées et autres fonds de pension.

Je trouve inacceptable l’autosatisfaction de Monsieur Collomb qui estime que supprimer 150 postes par an pendant 8 ans aux HCL est du bon travail.

Je condamne les politiques d’austérité qui organisent et amplifient le déficit des hôpitaux.

Comme je condamne sans appel les projets de fermeture des structures de proximité telles que les Centre Médico-psychologiques (CMP) de Caluire et Neuville et conteste la logique sécuritaire et de contrôle social engagée puis poursuivie sous les deux quinquennats. Les communistes travaillent au contraire à promouvoir et construire une psychiatrie humaine cessant d’être assujettie aux lobbies pharmaceutiques et œuvrent à une relance de la psychiatrie de secteur.

C’est d’humanité dont souffre la santé sante.

Avec nos élus, nos candidats aux élections législatives, nous exigeons :

  • Le remboursement à 100% des frais de santé.

Il faut cesser de distribuer des cadeaux au grand patronat, supprimer la CSG et moduler les cotisations sociales en fonction des efforts réalisés par l’entreprise en matière d’emploi, de salaire et de formation, prélever l’argent sur le lieu de la production des richesses par les salariés : l’entreprise.

  • L’abrogation de la loi Touraine qui détruit le maillage territorial et les soins de proximités

Ces soins de proximité sont le gage d’une médecine préventive de moindre souffrance et de moindres dépenses. Pour cela, il faut que cesse l'affaiblissement des centres de santé comme à Pierre Bénite ainsi que les Centres Médico-Psychologiques. Au contraire, il y a besoin de les développer ;

Comme il y besoin que l’hôpital Henry Gabriel reste à Saint Genis Laval.

  • La création d’un pôle public du médicament

Les nouveaux médicaments sont vendus à des prix exorbitants. Ce phénomène provient de la recherche de profits maximum des grands groupes pharmaceutiques. Cette boulimie conduit ces mêmes groupes à supprimer des milliers d’emplois tous les ans, à stopper des recherches jugées insuffisamment rentables.

L’argent public via les abondants crédits d’impôt perçus chaque année (153 millions d’Euros pour Sanofi) servent à financer les vagues de licenciements et à accroître les dividendes.

Il est grand temps de reprendre le contrôle social de la recherche et de la production pharmaceutique en octroyant de nouveaux droits aux salariés.

  • De revenir à une Psychiatrie humaniste

L’évolution actuelle de la psychiatrie est scandaleusement dangereuse pour les populations bénéficiaires comme pour le personnel.

Il est vital d’abroger la loi du 5 juillet 2011, en stoppant immédiatement la fermeture de CMP programmée et de relancer la politique de sectorisation

  • De mettre fin à la souffrance des personnels de santé.

Les salariés des établissements de Santé souffrent… Ils souffrent de ne pas pouvoir faire leur travail correctement, de ne pas pouvoir accompagner ni soigner dignement les patients. Ils n’en peuvent plus des plans d’économie successifs qui raréfient les moyens, des restructurations qui désorganisent l’offre de soin.

Dans tous les établissements se développent des luttes, les salariés refusent cette dégradation des conditions de travail, exigent des moyens, demandent à être entendus sur l’organisation C’est pourquoi nous les soutenons activement .Les professionnels de santé doivent être les premiers décideurs de l’organisation des soins.

Le système de santé doit être en phase avec les valeurs de solidarité et de service public. Il est le garant de la proximité, de la sécurité et de l’égalité d’accès. Il doit être modernisé, financé et démocratisé.

C'est pourquoi nous appelons la population, les salariés en lutte contre la casse du système de santé de santé et de protection sociale (Henry Gabrielle, Lyon Sud, Vinatier, Centre de santé Benoît Frachon, hôpital gériatrique du Mont d'Or, EHPAD etc.etc) à participer au rassemblement organisé le 10 avril à 13h devant la Métropole de Lyon

  • Pour dire Stop à la casse de notre système de santé
  • Pour interpeller Gérard Collomb Président du Conseil Métropolitain, Président du Conseil de surveillance des HCL, Sénateur et soutien indéfectible de la politique de la ministre
  • et pour exiger une politique de santé humaine.

Raphaël Debu

Secrétaire départemental du PCF 69

 

Publié dans Luttes sociales

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