Lutte Gagnante des animateurs du centre de loisirs Fleury à Thouars (79).
Après cinq jours de grève à 100% pour dénoncer le Contrat d’Engagement Educatif (CEE), qui permet de rémunérer une journée de travail de 9h 40 à 2,2 fois le SMIC horaire, soit 21€47, sur la base de 48 heures par semaine…
Localement, la municipalité avait porté ce forfait jour à 62€, toujours avec la même durée du travail, soit 6€54 de l’heure… Ce chiffre a été le catalyseur de ce mouvement de refus de la précarité salariale.
Pétition (1500 signatures), tractage, camping dans les jardins de la Mairie et médias locaux auront permis de populariser cette grève et lui faire rapidement dépasser le périmètre local, avec un mot d’ordre : l’abrogation du CEE, véritable arme d’exploitation des jeunes salariés.
Créé en 2006 par le gouvernement De Villepin, ce contrat de travail est l’antithèse du code du travail.
A compter de Septembre, et grâce à cette grève, des dispositions plus avantageuses seront inscrites dans les contrats de travail proposés aux animateurs :
- les animateurs missionnés l’été, pendant les vacances scolaires et les mercredis seront désormais payés sur la base des heures effectuées 1h pour 1h au taux horaire du SMIC.
- Les animateurs missionnés uniquement en juillet et août seront payés sur la base d’un forfait jour revalorisé : à 68 € au lieu de 62 précédemment.
- 2 jours de grève payés, prise en charge 1 jour forfaitaire (juillet et aout)
L’abrogation de ce contrat CEE reste une absolue nécessité. Car au-delà des dispositions financières, il recèle d’autres dispositions tout aussi dévastatrices pour nos droits sociaux.
