Macron comme Sarkozy est obnubilé par le régime de retraite des cheminots. Pas touche !

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Macron comme Sarkozy est obnubilé par le régime de retraite des cheminots. Pas touche !

Philippe Martinez, le secrétaire de la CGT, conteste la réforme de la SNCF envisagée par Emmanuel Macron. Lequel veut mettre fin aux régimes spéciaux des cheminots

Macron envisage une vaste réforme de la SNCF, à commencer par la suppression rapide des régimes spéciaux de retraite, un sujet très sensible pour le personnel, le secrétaire général de la CGT,

Philippe Martinez, a estimé que le chef de l’Etat essayait de "diviser" les citoyens avant la mobilisation du 12 septembre contre les ordonnances réformant le Code du travail.

En effet, Macron essaie de faire croire que les cheminots seraient favorisés par rapport aux autres salariés. C'est un pur mensonge, à plusieurs reprises il a été démontré que le régime particulier des cheminots prenaient en compte leur pénibilité qui est réelle selon le métier occupé, et le finançaient eux-mêmes totalement.

Ce qu'il faut, ce n'est pas supprimer cette prise en compte de la pénibilité tout à fait juste et logique, mais l'étendre à tous les salariés. Or les quelques avancées réalisées dans ce domaine seraient tout simplement détruites par les ordonnances. C'est pourquoi il faut qu'elles soient retirées au plus vite.

Pour Philippe Martinez, "cette annonce, c’est du réchauffé", a-t-il estimé sur la chaîne Public Sénat. "On trouve ça assez surprenant, qu’à quelques jours d’une mobilisation de salariés du public et du privé, réapparaisse une nouvelle de ce type", a-t-il ajouté. "C’est une spécialité de M. Macron d’essayer d’opposer les citoyens entre eux".

Et de poursuivre : "On veut faire passer les cheminots pour des privilégiés". Selon lui, "c’est grave qu’un président de la République, qui est normalement là pour rassembler les citoyens, essaye en permanence de les diviser".

Le leader de la CGT a défendu le régime "particulier" de la SNCF, "financé uniquement par les cheminots": "Ils paient plus de cotisations qu’ailleurs dans leur régime que ce que paient l’ensemble des citoyens sur le régime général".

Et de poursuivre : "Cela concerne les retraites et la santé. Un cheminot qui part de la SNCF ne touche pas le chômage". Il l’assure : "C’est un régime qui est autofinancé par les cheminots, ça ne coûte rien. Ce régime est excédentaire, et je pense que ça intéresse beaucoup le gouvernement de récupérer l’excédent de ce régime pour l’injecter dans un autre régime".

Emmanuel Macron de plus défend un projet de transformation profonde de la SNCF. A court terme, il met l’accent sur la suppression des régimes spéciaux de retraite, dont bénéficient notamment les cheminots.  En échange, il propose que l’Etat reprenne la dette de la SNCF, accentue les investissements publics vers l’entretien des lignes avec en toile de fond la privatisation et les directives européennes fortement contestées par les cheminots et les français.

La SNCF a une dette de 44,9 milliards d’euros pour SNCF Réseau et 7,9 milliards pour SNCF Mobilités. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que les investissements en lignes nouvelles et en infrastructures relèvent de l'Etat qui ne respecte pas ses obligations et les fait supporter aux voyageurs via les tarifs de la SNCF. Reprendre la dette, est en fait un leurre, l'Etat ne fera que restituer ce qu'il doit à la SNCF et qu'elle n'aurait jamais du accepter de payer !

Ainsi on cible les retraites des cheminots, mais en réalité on veut imposer une nouvelle dérèglementation qui serait catastrophique pour la France, la liberté de déplacement, le libre choix du moyen de le faire à moindre coût avec le service public qui est avec la sécurité et l'égalité, le coeur du mode de gestion de la SNCF.

Publié dans Politique nationale

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