Arkema (chimie) refuse de négocier avec les racailles des banlieues !

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Arkema (chimie) refuse de négocier avec les racailles des banlieues !
Arkema (chimie) refuse de négocier avec les racailles des banlieues !

Depuis 2016 le contentieux salarial est lourd chez Arkema puisque l'an passé aucune des organisations syndicales n'avait accepté les miettes proposées par la direction alors que les dividendes ne cessent de s'accumuler dans les coffres des actionnaires du groupe.

Il fallait donc s'attendre à ce que les négociations 2017 se passent sur un fond de mécontentement voire de colère tant la vie est devenue plus difficile pour beaucoup.

Ainsi lors du premier rendez-vous des NAO 2017 qui a eu lieu dans la semaine du 11 au 15 décembre, la CGT a appelé les salariés à faire entendre leurs exigences revendicatives en organisant la grève pour une rallonge de 200 € et l'embauche de tous les CDD en contrat de travail indéterminé (CDI). Des revendications considérées comme légitimes au regard du contentieux salarial et avec un nouveau bond des profits qui s'élèvent à 200 millions d'€.

Avec Arkema démonstration est une nouvelle fois faite que c'est le coût du capital qui gangrène l'efficacité des entreprises et notamment des plus grandes comme celles qui constituent notre industrie chimique mise en danger par les exigences des actionnaires, des banques et des millions de fonds publics qu'elles reçoivent chaque année comme cadeau des institutions politiques !

La direction d'Arkema qui prône un climat social de qualité, acculée devant la réussite de cette journée d'action a perdu la raison. En pleine réunion, elle s'est mise à vociférer contre les grévistes allant jusqu'à refuser de négocier au prétexte que "la grève est une méthode de racailles de banlieues".

Peut-être espérait-elle que le bla bla bla de Macron prônant austérité sans faille avait eu raison des consciences des salariés? Elle a du déchanter et mesurer l'effet inverse confirmant que les 17% qui ont voté Macron ne faisaient pas le poids pour imposer l'austérité à tous ! D'où la colère et le mépris de cette direction qui rejoignent celle de son leader politique qui dernièrement qualifiait les manifestants contre "la loi travail" de fainéants !

Les propos injurieux et méprisants de la direction d'Arjkema sont inaceeptables ! A l'égard des plus pauvres qui faute de revenus suffisants doivent louer dans les cités à proximité des zones industrielles, et surtout à l'égard de tous les habitants des banlieues qu'elle considère comme des "racailles" alors que ce sont des citoyens qui vivent la vie plus durement qu'ailleurs compte tenu que s'accumulent chômage de masse, misère et pauvreté, précarité, échec scolaire, discriminations et souvent des violences provenant de méthodes policières inacceptables.

A Pierre-Bénite ces propos outranciers de la direction ont fait le tour de la ville en quelques heures entrainant de la part de la population une solidarité à l'égard des salariés qui sont encore nombreux à vivre dans les différents quartiers de la ville.

Devant de tels propos insultants, chargés de mépris à l'égard des ouvriers, des employés, des jeunes et de nombreux techniciens du groupe Arkema, le sang des représentants syndicaux n'a fait qu'un tour, la colère s'est exprimée conduisant à voir la cette première réunion de NAO se terminer sans proposition de la direction, mais peut être a t-elle pour objectif un 0% pour l'année 2017.

Aussitôt les syndicats ont appelés les salariés à poursuivre le mouvement dans chaque établissement du groupe. Le groupe était à l'arrêt toute la journée du vendredi 15 décembre. Des Assemblées générales ont lieu sur tous les sites pour préparer avec les salariés la prochaine réunion de NAO qui se tient le jeudi 21 décembre.

Certainement que cette réunion sera placée sous le contrôle des salariés qui seront appelés à se mobiliser pour récupérer une part des profits que les actionnaires veulent accaparer entièrement alors que ces richesses sont le résultat du travail des salariés.

Les syndciats tiennent à réaffirmer leurs exigences légitimes : 200 euros de rallonge tout de suite et embauche de tous les CDD !

(A suivre dans la semaine)

Publié dans Luttes sociales

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