Colère des salariés de l'Hôpital Lyon Sud qui contestent les suppressions d'emplois

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Colère des salariés de l'Hôpital Lyon Sud qui contestent les suppressions d'emplois

Journée d'action et de protestation à l'Hôpital Lyon Sud ce mardi 30 novembre à l'appel des syndicats CGT-FO-SUD et CFDT. A 13h 30 une délégation d'une cinquantaine de de salariés ont décidé de s'inviter à la réunion du CHSCT pour protester contre les suppressions d'emplois dans les établissements du Groupement Sud des HCL.

Les communistes de la section du canton d’Irigny, Pierre Bénite ont activement soutenu cette initiative syndicale qui a fait l'objet d'une déclaration de soutien de Cécile Cukierman sénatrice communiste et conseillère régionale AURA.

La direction a du annuler ce CHSCT.

Devant les personnels venus exprimer, par des cas concrets, irréfutables, leur ras le bol et l'impossibilité qui leur est faite de réaliser leur travail faute de personnel, la Directrice Générale a justifié le plan prétendument d'efficience. Elle a même promis qu’après le plan de suppressions de poste annoncé, il y en aurait un autre.

Il s'agit pour elle de « faire des économies tout en augmentant l'activité », « pour être en mesure de financer les investissements ». Cela conduit à s'interroger :

1. Comment augmenter l'activité ? Mieux répondre aux besoins ? Non. Il s'agit d'aller chercher cette activité dans les structures hospitalières de proximité comme sainte Foy les Lyon, Albigny, Henry Gabrielle, etc. Déshabiller Pierre pour habiller Paul en quelque sorte

2. Comment faire des économies ? par des « réductions de la masse salariale ». En « accélérant le virage ambulatoire ». En effet, si les patients ne restent pas hospitalisés, il y aura alors besoin de moins personnel ! Calcul cynique !

Conclusion : comme la tarification à l’activité (les dotations aux établissements) ne permettent pas de financer les investissements, alors on taille dans les effectifs !

3. Qui finance les investissements ? Qui paye les intérêts des emprunts bancaires contractés ?

Les personnels par la surcharge de travail qu’on leur impose en réduisant les effectifs. Les patients par les files d’attente qui s’allongent, par la dégradation de la prise en charge, par les risques d’erreurs accrus, par une moindre dignité respectée, même dans la mort, comme l’expliquait un agent de la morgue.

Les patients sont ainsi les derniers maillons de la chaîne de l’austérité.

Voilà le résultat des politiques d’austérité et de la volonté de détruire la sécurité sociale !

Publié dans Luttes sociales

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