Réponse à la conférence de Presse commune des HCL et de l'Hôpital Desgenettes

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Réponse à la conférence de Presse commune des HCL et de l'Hôpital Desgenettes

Les Hospices Civils de Lyon et le Service de Santé des Armées viennent de présenter à la presse une convention de partenariat entre les HCL et l’Hôpital Desgenettes. Cette convention intégrant la fermeture du site de l’Hôpital Henry Gabrielle de St Genis Laval qui accueille des patients civils lourdement handicapés avec le transfert de l’activité sur l’Hôpital Desgenettes.

 

Le Comité de défense de l’Hôpital Henry Gabrielle s’oppose depuis juin 2016 à la fermeture du site de Saint Genis Laval. Cet hôpital étant situé idéalement dans un parc boisé de 10ha propice à une rééducation active et au bien être psychologique des patients

 

Le Comité de défense est favorable à un partenariat civilo-militaire car il considère qu’une personne (civil ou militaire) qui bascule dans le handicap sera mieux soigné dans le cadre de Henry Gabrielle que dans un établissement en centre-ville sans espaces verts où il faudra construire toutes les infrastructures nécessaires à la rééducation.

 

Monsieur Abderrahman, représentant les malades, ancien militaire, ne cesse de le répéter aux élus. Un militaire handicapé sera bien mieux à Henry Gabrielle où  il puisera les forces nécessaires pour l’acceptation de sa nouvelle vie.

 

Nous dénonçons les mensonges des HCL et leur « ignorance » du dossier quand ils déclarent qu’Henry Gabrielle mérite d’être démoli ou qu’ils oublient d’indiquer que le Centre Hospitalier Lyon Sud et son plateau technique se trouve à 2km de l’établissement. Enfin, rapatrier une activité en centre-ville va à l’encontre de tout ce qui est dit sur le développement durable.

 

Des élus locaux se sont déplacés sur Henry Gabrielle; quatre députés de groupes politiques très différents sont intervenus auprès de la Ministre de la Santé pour défendre notre dossier.

 

Comme l’écrivait un jeune patient pompier volontaire :

 

« Le parc de l’hôpital Henry Gabrielle fait partie  de la thérapie de chaque patient. Nous protégeons des espèces animales en  conservant leurs espaces naturels, mais l'homme blessé au plus profond de son être n'a-t-il plus le droit à milieu favorable à sa rééducation, à sa renaissance?  

La réussite de notre rééducation se fait à l'intérieur des murs mais aussi à l’extérieur des murs, dans le parc .Ce sera impossible à Desgenettes, où l’on veut nous envoyer

Enlever le parc aux malades est un crime silencieux. ».

Publié dans Luttes sociales

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