Les services des Urgences de l'hôpital Lyon Sud en grève reconductible

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Hôpital Lyon Sud photo d'un pouvement revendicatif en décembre. La marmite chauffait...
Hôpital Lyon Sud photo d'un pouvement revendicatif en décembre. La marmite chauffait...

Hôpital Lyon Sud photo d'un pouvement revendicatif en décembre. La marmite chauffait...

Appuyés par les syndicats Sud et CGT de l'hôpital Lyon Sud, les salariés des Urgences de l'hôpital ont décidé de se mettre en grève reconductible.

Dès le 11 janvier 2018, ils s'étaient addressés à leur direction sous la forme d'une lettre ouverte, pour attirer son attention sur les graves diffucltés à faire face à la saturation des patients mettant en danger la santé de ceux -ci qui ne pouvaient plus être pris en charge du fait d'un manque de lits d'hospitalisation et d'emplois évident. Votre la lettre ci-dessous.

Lettre ouverte

"Le personnel du service des urgences de l’hôpital Lyon Sud est en grande souffrance depuis plusieurs mois, aggravée ces dernières semaines par afflux supplémentaire de patients et un manque chronique de lits d’hospitalisation.

Les patients attendent plusieurs heures avant de voir un médecin (parfois de 6 à 8 heures). Certaines personnes âgées ont attendu plus de 24h sur un brancard en attente d’examen ou d’un lit d’hospitalisation. De ce fait, les patients se retrouvent en danger par perte de chance, aggravation de leur état de santé, retard de traitement, et manque de soins d’hygiène et de confort, par l’insécurité sanitaire du fait de l’exiguïté des locaux, d’une grande promiscuité des brancards et l’impossibilité d’isoler les patients contaminants ainsi que les patients fragiles nécessitant une protection.

Le personnel se retrouve en danger, ne pouvant plus assurer une véritable prise en charge. Nous nous retrouvons en situation d’impuissance, d’échec et de culpabilité pour des soins non réalisés de façon satisfaisante, entrainant une grande souffrance psychologique au travail et dans notre vie personnelle (fatigue, épuisement, burnout) et le risque de perdre notre diplôme.

Malgré nos nombreux appels au secours, aucune solution ne nous est proposée. Les seules solutions appliquées ont été la suppression de la prime d’urgence, de la prime de nuit (actuellement de 9 euros pour 12h de travail de nuit), le blocage des salaires et la réduction du nombre de lits et de personnel.

Nous renvoyons la responsabilité de la mise en danger des patients à nos directions et nos tutelles.

Nous demandons en urgence la réouverture des lits et des renforts en personnel ASH, ASD, IDE et des Médecins.

En espérant être enfin entendus, l’équipe des urgences."

* * *

Devant la surdité de leur direction et de celle de l'hôpital, les personnels des Urgences ont décidé de la grève reconductible avec les syndicats CGT et Sud. Ils exigent :

  • Des effectifs soignants supplémentaires pour assurer des soins de qualité

  • Des effectifs médicaux suffisant pour assurer une bonne prise en charge des patients

  • Des lits d’hospitalisation disponibles en fonction de l’activité du SAU.

  • Du matériel en bon état (brancards, scope, tensiomètre, linge, thermomètre, draps..)

  • La reconnaissance de la pénibilité du travail de nuit aux urgences par un salaire décent et l’augmentation de la prime de nuit statutaire.

* * *

Dès la journée de vendredi la section du Parti communiste de Pierre Bénite s'est rendue à l'hôpital et a apporté tout son soutien à cette action légitime des personnels et ont édité l'affichette en pièce jointe invitant les hospitaliers à participer au débat public sur les Services Publics qui les communistes organisent le lundi 29 janvier.


 


 


 

 


 

Publié dans Luttes sociales

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