Prisons : les syndicats appellent à débrayer, la garde des sceaux ne sait pas comment dénouer la crise. !

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Prisons : les syndicats appellent à débrayer, la garde des sceaux ne sait pas comment dénouer la crise. !
Prisons : les syndicats appellent à débrayer, la garde des sceaux ne sait pas comment dénouer la crise. !
Prisons : les syndicats appellent à débrayer, la garde des sceaux ne sait pas comment dénouer la crise. !
Prisons : les syndicats appellent à débrayer, la garde des sceaux ne sait pas comment dénouer la crise. !

Le mouvement social chez les personnels des établissements pénitentiaires prend de l'ampleur, aujourd'hui nouvelle à l'action pour se faire entendre de ce gouvernement qui est sourd aux mouvements sociaux et manoeuvre en permanence.

Ainsi les surveillants des 188 établissements pénitentiaires français sont appelés au « blocage total » des prisons, dès 6 heures ce lundi.

La ministre de la justice, Meme Belloubet devant l'énorme pression a été obligée de déclarer qu'elle voulait reprendre « immédiatement » le dialogue pour trouver une issue à la crise, elle recevra « l’ensemble des organisations syndicales représentatives».  La ministre réaffirme également « son soutien et sa solidarité aux surveillants victimes d’agressions ... » et dit mesurer « les difficultés et les risques auxquels ils sont confrontés... ».

Des agressions à répétition alimentent la colère des gardiens, qui jugent leur profession dangereuse, mal payée et mal considérée.

C’est l’attaque de surveillants par un détenu à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) qui a mis le feu aux poudres. Depuis, une série d’agressions dans plusieurs établissements du pays a ravivé le sentiment de ras-le-bol.

A la veille du blocage, la situation s’est tendue dans de nombreux établissements pénitentiaires. Un surveillant et une surveillante ont notamment été agressés par un détenu à la prison de Longuenesse (Pas-de-Calais), et ont été hospitalisés.  Selon le secrétaire interrégional FO pénitentiaire Julien Martin. « On est très choqué, ça ne va faire qu’amplifier la grogne et il y aura un durcissement demain à Longuenesse, a-t-il dit. Les syndicats appellent à ne pas prendre les clefs : on peut s’attendre à ce que ce soit les policiers qui viennent gérer l’établissement. »

Dimanche dans les Hauts-de-France, des dizaines de détenus dans les prisons de Maubeuge (Nord) et de Sequedin (Nord) avaient refusé de regagner leur cellule après la promenade. La situation est redevenue normale en fin de journée.

Le rendez-vous de lundi aura lieu deux jours après que les surveillants ont rejeté un projet d’accord négocié avec le gouvernement. L’UFAP-UNSA, a fait savoir qu' il ne signerait pas le texte. La CGT-Pénitentiaire avait déjà annoncé dans l’après-midi qu’elle ferait de même, évoquant des propositions « bien en deçà des attentes des collègues mobilisés, notamment en termes de reconnaissance et d’attractivité de [ses] missions de service public [indemnité et statut] et de l’insuffisance de création de postes proposés ».

Ce projet d’accord prévoyait notamment la création de 1 100 emplois de surveillant sur quatre ans avec « ... une première tranche de 100 emplois dès 2018 » jugée ridicule au regard des besoins. Le gouvernement doit vite revoir sa copie et prendre en compte les exigences des personnels !

De son côté, FO-Pénitentiaire a appelé à durcir le ton et à des débrayages et à des « dépôts de clés », geste qui consiste pour les surveillants à ne pas prendre leur travail et à laisser, le cas échéant, les forces de l’ordre les suppléer.

 

 

Publié dans Luttes sociales

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