Auprès des cheminots de la ligne des Alpes, P. Martinez présente les propositions de la CGT pour l’avenir du rail

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Auprès des cheminots de la ligne des Alpes, P. Martinez présente les propositions de la CGT pour l’avenir du rail

Philippe Martinez a pris le pouls de cheminots de la ligne des Alpes, à l’aube d’une réforme réactionnaire de la SNCF . Les inquiétudes mélée à de la colère dominent l'état d'esprit des cheminots.

A la gare de Gap, ils ont accueilli le secrétaire général de la CGT pour échanger avec lui.

Deux visions de devenir du rail opposées

Après une visite de la gare,Philippe Martinez a présenté les propositions de la fédération CGT-Cheminots, qui se veut être le contrepoids des initiatives du gouvernement d’Édouard Philippe sur la réforme. Le rapport CGT trés fouillé tout au long des de ses 70 pages, a été remis, mardi, à la ministre des Transports.

« Le gouvernement essaye d’opposer les citoyens entre eux. Le vrai débat, c’est quel service public ferroviaire on veut en France ? Les mieux placés pour y répondre, ce sont les cheminots qui voient le service se dégrader et les usagers », a expliqué Philippe Martinez.

Il a pointé l’orientation donnée au débat par le gouvernement. « Ce n’est pas à cause du statut des cheminots que les trains ne partent pas, qu’il y a des pannes techniques, qu’on est obligé de ralentir beaucoup sur des voies », a-t-il relevé. Selon lui, le projet de la CGT est «pour les usagers, le fret et les cheminots, où l’on veut que la SNCF reste une société nationale ».

« Pas de petite ligne »

Il a également appelé à de «l’investissement sur l’ensemble du réseau » de l’État, dont le réseau secondaire. «Il n’y a pas de petite ligne. Pour les usagers qui le prennent tous les
jours, c’est leur ligne
. »

Des taxes sur les produits pétroliers « pourraient être partagées entre la route et le rail pour aider à moderniser ce dernier », cite-t-il en exemple.

Enfin, il a évoqué la grève, très probable.

Les questions qui ont suivi ont porté sur la grève en préparation, sur le rôle de la jeunesse dans cette mobilisation ou sur la dette de la SNCF.

Cette visite de Philippe Martinez a été appréciée. «Cela montre que nos hauts dirigeants ne sont pas déconnectés du terrain et que toute la CGT soutient la démarche des cheminots », a relevé Julien Bouillé, secrétaire CGT-Cheminots de Veynes.

Il a estimé que les craintes sur l’avenir des lignes locales étaient fondées. « Je ne pense pas que dans l’ouverture à la concurrence en Paca, on ne veuille mettre autre chose que des cars entre Gap et Briançon », dédéplore-t-il.

« On voit qu’il y a des ralentissements de partout, on a 17 kilomètres de ralentissement entre Aspres-sur-Buëch et Lus-la-Croix-Haute », a-t-il complété à titre d’exemple. ■

Publié dans Politique nationale

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