La CGT appelle à participer à la « marée populaire » du 26 mai pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité !

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

La CGT appelle à participer à la « marée populaire » du 26 mai pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité !

Le CGT a annoncé qu’elle est de l’appel lancé par des associations, syndicats et partis politiques pour le samedi 26 mai..

Elle appelle à « une large mobilisation » à l’occasion de l’initiative intitulée « Marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité » du 26 mai organisée par des associations, syndicats et partis politiques.

« Il s’agit de rassembler la jeunesse, les retraités, les salariés en emploi et hors de l’emploi, les précaires ainsi que toutes celles et ceux qui, solidaires des luttes en cours, ne sont pas encore engagés dans l’action », écrit la CGT dans son communiqué. Elle précise que des manifestations et rassemblements seront organisées sur tout le territoire.

Ce choix a été approuvé à une très large majorité par le comité confédéral national de la CGT qui regroupe l'ensemble des UD et des Fédérations organisées dans la CGT.

La CGT avait refusé de participer au 5 mai, de s’associer à la « fête à Macron » initiée par François Ruffin, député de La France insoumise, elle participera par contre à une « marée populaire contre les réformes Macron »

La CGT a participé à deux réunions préparatoires le 17 avril et le 3 mai à la Bourse du travail.

A l’origine de cette initiative, ATTAC et la Fondation Copernic qui l’ont rendue publique le 4 mai. En plus de ces associations et de la CGT, étaient présents le PCF, Solidaires, la FSU, le NPA et le député Eric Coquerel du PG.

« L'appel commun ne sera diffusé que le 16 mai, une fois que la CGT aura consulté ses instances, indique Pierre Khalfa, ancien coprésident de la Fondation Copernic.

Le 1er mai, avant le départ du cortège syndical, Philippe Martinez avait lancé. « Pourquoi pas manifester, mais à condition que cela ne soit pas derrière un drapeau ».

« Le 3 mai, on y est allé en disant : “Pourquoi pas une journée commune un samedi mais ça ne peut pas être la Fête à Macron”, indique Fabrice Angei, membre du bureau confédéral de la CGT. Il ne s’agit pas de se joindre à un appel mais de permettre de faire la jonction entre les salariés et les citoyens, en participant à une élaboration collective à partir de revendications syndicales. »

C'est une clarification importante qui évite toute récupération du mouvement comme cela fut le cas le 5 mai, avec François Ruffin l'initiateur de la "Fête à Macron" mis sous l'éteignoir par le populiste Mélenchon qui fut relayé copieusement par les médias au point d'énerver de nombreux participants et syndicalistes.

Pour la CGT, ce positionnement pour le 26 mai n’est pas « contradictoire » avec le 5 mai car il ne s’agit pas « d’un mot d’ordre uniquement politique ». Il se veut confiant sur la consultation des organisations de la CGT: « Compte tenu de la façon dont c’est élaboré, et sachant que les questions qui intéressent les syndicats sont présentes et que ce n’est pas derrière quelqu’un, je ne vois pas pourquoi ce serait mal vécu. »

Depuis plusieurs mois la CGT a été contrainte de jouer en solo en lançant pratiquement seule plusieurs journées d’action bien qu'elle ait toujours comme préoccupation l'unité syndicale nécessaire en proposant au préalable à ses homologues syndicaux mais qui n'étaient pas encore convaincus d'agir unitairement.

« Martinez et son équipe ont conscience des difficultés : l’espoir d’un front syndical uni au niveau confédéral s’est envolé et ils savent que la force du mouvement social n’est pas telle qu’elle puisse tout emporter comme en 1995, analyse l’un des participants au collectif du 26 mai. Le 5 mai la confédération ne pouvait pas appeler à y participer. Pour le 26, il faut qu’ils se bordent en interne mais l’attitude de Mélenchon a beaucoup énervé… ».

En effet à plusieurs reprises dans des interventions publiques récentes, il a donné le sentiment de vouloir préempter le mouvement, d’autant qu'il a donné rendez-vous le 26 mai. Le 5 mai « Il y avait un dispositif mis en place pour accroître la visibilité de LFI alors que beaucoup de gens étaient venus hors cadre », déplore Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, présent dans le défilé. 

Ce dernier met en garde contre « une attitude qui se voudrait hégémonique [le 26 mai]. Ce serait contre-productif. L’unité demande le respect. Avec la CGT, nous avons été assez clairs sur le fait qu’on ne se laisserait pas instrumentaliser par qui que ce soit. Si cela devait être le cas, nous prendrions nos responsabilités ».

La CGT sera scrutée à la loupe. « Soit ils disent que c’est insupportable ce que fait Mélenchon et ils se retirent, soit ils y vont à fond car ils auront tout intérêt à ce que le 26 mai soit une réussite », souligne l’un des organisateurs.

Tout est lancé, chacun sait à quoi s'en tenir, et Mélenchon le premier !

Publié dans syndicats

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