Macron ou le petit Tatcher qui se cache derrière son blablabla
Emmanuel Macron a réaffirmé qu'il ne céderait rien aux demandes des syndicats au moment où le gouvernement annonçait que l'Etat reprendrait 30 à 35 milliards de la dette de la SNCF !
"Je ne suis pas dans une diplomatie des états d'âme", a déclaré Macron en Russie où il s'est rapproché de Poutine dont il ne peut ignorer le rôle qu'il joue au plan international. C'est le moyen d'exister pour Macron qui tente en gesticulant de cacher une France de plus en plus rejetée tant elle est alignée sur Trump, jusqu'à bombarder la Syrie sous un faux prétexte et sans l'accord de l'ONU et du parlement français!
S'agissant du très large front social mobilisé depuis plusieurs mois en France contre ses réformes ultralibérales, Macron s'est montré une fois de plus méprisant affirmant qu'il ne céderait rien à ses adversaires. La marée populaire, "qu'il la promette ! Mais vous savez, ça ne nous arrête pas", à affirmé Macron depuis Saint-Petersbourg, alors qu'il avait promis de ne pas commenter la situation intérieure de la France lorsqu'il était à l'étranger.
C'est le signe d'une frilosité et d'une inquiétude réelle face aux mobilisations sociales qui depuis l'automne résistent à sa politique ultralibérale et qui commencent à avoir de l'effet comme on le constate avec les sondages qui ne lui ont pas fait la fête pour l'anniversaire de sa première année de mandat et surtout avec les deux succès retentissants des lutteurs d'Air France et cette semaine de la SNCF.
Des directions et un pouvoir battues à plates coutures, de quoi donner de vrais cauchemars à Macron et à la finance. Il a du mobiliser BFM pour tenter de sauver la face.
Cette frilosité est telle, qu'au moment même où il se vantait de ne rien lâcher, le gouvernement de son côté annonçait la reprise de la dette de la SNCF par l'Etat à hauteur de 30 à 35 milliards, l’abandon de la privatisation d’Aéroport de Paris et de la Française des Jeux ou qu’il ne toucherait pas au statut des fonctionnaires, montrant qu'il avait entendu le message des votes au référendum d’Air France et de Vot'action des cheminots. Beaucoup de téléspectateurs auront perçu cette contradiction.
"Nous avons mis fin à l'impuissance française", a-t-il osé avancé, un brin provocateur à l'égard, des cheminots, des jeunes lycéens et étudiants, des personnels hospitaliers et des EHPAD, des salariés d'Air France, des métallos ou des retraités dont il fait le porte monnaie, bref à l'égard de toutes celles et tous ceux qui ont mille raisons de manifester ce samedi avec la marée populaire à l'initiative d'Attac et de la Fondation Copernic avec lesquels plusieurs dizaines d'organisations, de partis politiques, d'associations et de syndicats ont décidé de se rassembler. Un ensemble qui représente largement la France vive et active !
Face aux difficultés qu'il rencontre et qui s'accumulent, Macron, frileux et sur la défensive, joue encore les petits Tatchers et menace de répression et de violences les grévistes, en concluant : "aucun désordre ne m'arrêtera et le calme reviendra".
Mais qui est le plus violent aujourd'hui et qui bloque le pays ? C'est lui-même !
