Samedi 9 juin, 2000 communistes des Hauts de France s'invitent à l'Elysée

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Samedi 9 juin, 2000 communistes des Hauts de France s'invitent à l'Elysée
Samedi 9 juin, 2000 communistes des Hauts de France s'invitent à l'Elysée
Samedi 9 juin, 2000 communistes des Hauts de France s'invitent à l'Elysée
Samedi 9 juin, 2000 communistes des Hauts de France s'invitent à l'Elysée
Samedi 9 juin, 2000 communistes des Hauts de France s'invitent à l'Elysée
Samedi 9 juin, 2000 communistes des Hauts de France s'invitent à l'Elysée
Samedi 9 juin, 2000 communistes des Hauts de France s'invitent à l'Elysée
Samedi 9 juin, 2000 communistes des Hauts de France s'invitent à l'Elysée

Depuis plusieurs semaines les communistes des Hauts de France préparaient leur venue à Paris pour manifester et accompagner à l'Elysée leurs représentants afin d'y déposer les dix propositions qu'ils ont collectées auprès des salariés et des populations de la Région.

Cette campagne a permis que montent très fort les exigences populaires de leur région. Ils l’ont annoncé dans une conférence de presse régionale, le 9 février dernier, avec leurs parlementaires et une trentaine d’acteurs politiques, syndicaux, sociaux.

Thierry Aury présentait ainsi l’initiative : « Notre région, la 3e de France, dispose d’atouts formidables : sa jeunesse, ses atouts industriels et agricoles, l’expérience de ses salariés et les richesses immenses qu’ils créent. Mais notre région a trop souvent le sentiment d’être méprisée, oubliée, déglinguée, avec la casse industrielle, des indicateurs sociaux dans le rouge, des voies de passages qui ne contribuent pas à son développement. »

Après quatre mois d’initiatives, de rencontres, de débats, d’actions donnant la parole aux femmes et aux hommes des Hauts-de-France, aux militants syndicaux, associatifs, aux acteurs des luttes diverses, aux élus locaux, ils ont pu rédiger des « cahiers de l’espoir », et enregistrer des dizaines, des centaines d’interventions en vidéos relayées sur les réseaux sociaux, ils proviennent des lieux de travail, des quartiers populaires et des secteurs ruraux de la Région.

Pari réussi, elles et ils étaient 2 plus de 2000 hier à avoir répondu au rendez-vous fixé. Ils ont passé un après midi festif et de lutte au coeur de Paris où les dirigeants nationaux du PCF les ont accueillis avec Yan Brossat en tête qui anime la campagne communiste pour les européennes.

Les parlementaires communistes des hauts de France ont été reçus à Matignon par le 1er ministre. Ils lui ont remis les dix "propositions d'urgence" en faveur de leur région, touchée par "le chômage, la surmortalité et l'exclusion", comme le maintien des petites lignes ferroviaires ou l'augmentation du Smic à 1.900 euros brut.

"Une Région qui ne baisse ni les bras, ni la tête". "Nous avons mené un travail d'écoute" de "ceux qu'on n'entend plus", afin de "faire remonter leurs inquiétudes, leurs attentes, leurs revendications, mais aussi faire émerger des propositions (...). Ce Manifeste est le reflet d'une Région qui ne baisse ni les bras, ni la tête. Il est le porte-voix de toutes celles et tous ceux qui se battent pour mieux vivre, pour que leur dignité soit respectée", écrivent les élus.

Pauvreté, surendettement, chômage supérieur à 10%, espérance de vie inférieure de trois ans pour les hommes et de deux ans pour les femmes par rapport à la moyenne nationale, accès aux soins "catastrophique", "délocalisations", "éleveurs délaissés" sont quelques-uns des problèmes qu'ils soulèvent.

Quatre de leurs propositions sont liées à la région seule : "nécessité d'installer un troisième CHU dans le Bassin Minier, en lien avec les hôpitaux de Lens, Douai et Béthune et garantie du maintien des maternités de Creil et Clermont", "maintien des lignes ferroviaires du quotidien (Orchies-Lourches, Etaples-Saint-Pol-sur-Ternoise etc) et réalisation du barreau ferré Creil-Roissy".

Ils demandent également un "moratoire sur les fermetures de bureaux de poste, de perceptions, de services publics dans les zones rurales et les quartiers populaires", ainsi que "la mise en oeuvre d'un projet régional de développement maritime intégrant les ports de Dunkerque au Havre".

Les six autres propositions s'inscrivent au niveau national. Ils demandent ainsi "la baisse de la CSG pour les retraités et le retour de la demi-part fiscale pour les veuves", "l'augmentation du Smic à 1.900 euros brut pour un temps plein", le conditionnement des aides publiques aux entreprises "à l'augmentation des salaires et au maintien de la production en France", "l'augmentation des budgets de fonctionnement et d'investissement dans la santé", un "moratoire sur les fermetures de lit d'hôpital" et la "mise en oeuvre d'un plan de désendettement des hôpitaux".

Autres propositions : "la participation des salariés aux choix stratégiques de l'entreprise en élargissant les pouvoirs des élus du personnel", ainsi que "la mise en place d'un grand plan de renforcement de l'Inspection du Travail, de la Médecine du Travail et de l'administration fiscale".

 

Publié dans Luttes sociales

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