Notre région AURA : La Chaîne des Puys en Auvergne classée par l'Unesco au patrimoine mondial

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Les volcans de la Chaîne des Puys (Auvergne)  Crédits: Thierry Zoccolan /AFP

Les volcans de la Chaîne des Puys (Auvergne) Crédits: Thierry Zoccolan /AFP

Le site a été choisi car il illustre de manière exceptionnelle le phénomène de rupture continentale. Cette reconnaissance est une première en France métropolitaine pour un bien naturel.

Alors que le cœur historique de Nîmes au classement Unesco a été relégué, les volcans d'Auvergne et la faille de Limagne vieille de 35 millions d'années et profonde jusqu'à 3.000 mètres (qui avaient été retoqués deux fois) ont eu plus de chance cette année. 

Chapelet de 80 volcans "endormis" depuis au moins 8.000 ans en Auvergne, l'emblématique Chaîne des Puys, ancienne de 8.400 à 95.000 ans, a été inscrite lundi 2 juillet 2018 au patrimoine mondial par l'Unesco. La décision a été prise lors de la 42ème session du Comité Mondial réuni depuis le 24 juin à Manama, au Bahreïn.

"Le site illustre de manière exceptionnelle le phénomène de rupture continentale – ou rifting - qui est l'une des cinq principales étapes de la tectonique des plaques", explique l'Unesco. 

Ce "haut lieu tectonique", situé à l'ouest de Clermont-Ferrand dans le parc des volcans d'Auvergne, regroupe une collection de sommets aux formes pures, très peu érodés, sur un axe nord-sud d'environ 32 km de long et 4 km de large. 

En forme de cône, de dôme ou de cratère, ces jeunes volcans sont considérés comme "endormis" mais les vulcanologues n'excluent pas qu'ils se réveillent un jour. Parmi les édifices naturels les plus emblématiques, le Puy de Dôme, point culminant à 1.465 mètres qui a donné son nom au département, et le Puy de Pariou avec son cratère typique de volcan de type strombolien. 

La candidature auvergnate, lancée il y a onze ans, avait essuyé par deux fois un refus du comité de l'Unesco après deux rapports défavorables de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Si elle reconnaissait "l'intérêt et la valeur de ce site pour la communauté géologique scientifique spécialisée", l'ONG estimait que ses caractéristiques n'étaient "pas uniques" et semblaient "égalées", voire "mieux représentées, dans d'autres sites du monde" déjà inscrits au patrimoine mondial: l'Auvergne souffrait de la comparaison. 

Article paru dans Sciences et Avenir le 3 juillet 2018

 

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