Palestine: libération de Ahed Tamini

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Palestine: libération de Ahed Tamini

Symbole de la lutte contre l’occupation israélienne pour avoir giflé un soldat en Cisjordanie occupée, Ahed Tamimi, emprisonnée en décembre 2017 et condamnée par Israël le 21 mars 2018 à huit mois de prison ferme, est sortie de prison dimanche.

La jeune fille de 17 ans et sa mère, également incarcérée à la suite de l’incident, ont été transférées depuis la prison Sharon en Israël jusqu’à Nabo Saleh en Cisjordanie occupée où elles résident, a indiqué Assaf Librati, le porte-parole de la prison. 

En larmes, l’adolescente a embrassé les membres de sa famille et les soutiens venus l’accueillir, sur un petit chemin menant à la bourgade. 

Face à un mur de caméras, un keffieh, châle blanc et noir symbole de la résistance palestinienne, sur les épaules, Ahed Tamimi a invité les médias à la conférence de presse qu’elle donnera dans la journée. Puis, le père encadré des deux femmes fraîchement libres, le trio a rejoint la maison familiale, entouré par une foule scandant : “Nous voulons vivre libres !”

Un peu plus tôt, quelques membres de sa famille et des soutiens s’étaient réunis près d’un point de passage à Rantis, en Cisjordanie occupée, pour accueillir Ahed Tamimi et sa mère, mais n’avaient pu les saluer, les deux femmes ayant été remises à des soldats israéliens à l’abri des regards et des caméras. 

Les autorités coloniales ont tenu à limiter la médiatisation autour de la libération des deux femmes, diffusant des informations contradictoires sur l’endroit par lequel elles étaient censées rentrer en Cisjordanie occupée.   

Et samedi, deux Italiens et un Palestinien ont été arrêtés après avoir peint le visage désormais célèbre de l’adolescente aux longues boucles blondes sur le mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie occupée. 

Ahed Tamimi a été arrêtée par les forces de l’occupation pour avoir giflé et bousculé un soldat dans le village de Nabi Saleh, en Cisjordanie occupée.  Les images la montraient s’approcher avec sa cousine Nour Tamimi de deux soldats israéliens appuyés sur un muret, dans la cour de sa propriété à Nabi Saleh, un village occupé depuis plus de 50 ans. Les deux jeunes filles leur demandent de quitter les lieux puis leur donnent coups de pied, de poing et gifles.

Ahed Tamimi avait 16 ans au moment de son arrestation. Condamnée à huit mois de prison,, l’adolescente aux longues boucles blondes a fêté ses 17 ans en prison.
Issue d’une famille connue pour sa lutte contre l’occupation israélienne, elle avait déjà été impliquée dans une série d’actes de résistances contre des soldats, dont les images avaient fait le tour du monde.

Les Palestiniens louent en Ahed Tamimi un exemple de courage face aux abus israéliens dans les territoires palestiniens occupés.

Publié dans Moyen Orient

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