Philippe Martinez : L'urgence est d'être aux portes des entreprises

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Philippe Martinez : L'urgence est d'être aux portes des entreprises

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a lancé un appel vibrant à un profond travail de terrain face à la casse en cours. 

Dans un Forum social comble, Philippe Martinez est revenu, samedi après-midi, sur les orientations qu'il entend renforcer à la CGT, sur un ton résolument offensif, laissant entrevoir une rentrée sociale sans doute pas aussi calme qu'Emmanuel Macron l'espérerait.

Questionné par Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l'Humanité, et par Jérôme Lepeytre, journaliste à l'AEF, mais également par de nombreux militants présents dans la salle, le dirigeant syndical a rappelé que la vocation historique de la CGT consistait à « être aux côtés de ceux qui travaillent », et a encouragé les adhérents de son syndicat à réinvestir plus largement le coeur des entreprises et des administrations. Une vision de l'action militante aux antipodes de celle que souhaite instituer le gouvernement En marche ! « un syndicalisme professionnalisé, coupé du terrain » , notamment par le biais des ordonnances qui rabotent le
nombre d'élus du personnel dans les entreprises.

S'il a insisté sur l'importance de la prochaine date de mobilisation interprofessionnelle du 9 octobre, aux côtés notamment de FO, Solidaires, l'Unef et l'UNL pour combattre les attaques gouvernementales contre les retraites, l'Assurance-chômage et la Sécu, entre autres, Philippe Martinez a souligné que la meilleure manière de faire grossir les défilés était d'abord de « partir des aspirations concrètes des salariés dans une multitude d'entreprises ».

« Les mobilisations interprofessionnelles doivent être le reflet des luttes. Il ne faut pas commencer par la fin », a-t-il ajouté, saluant en particulier les combats du personnel soignant des hôpitaux et des Ehpad.

Le leader cégétiste, ainsi que des intervenants dans la salle ont rappelé le rôle crucial des unions locales pour s'adresser aux travailleurs privés d'implantation de section syndicale CGT dans leur entreprise. « On est parfois trop complexés à la CGT, il faut se lâcher et faire connaître nos idées », a-t-il conclu. ■

par Loan Nguyen

Publié dans syndicats

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