Les Gilets jaunes tiennent bon ! Nouvelle mobilisation impressionnante ce samedi.

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Les Gilets jaunes tiennent bon ! Nouvelle mobilisation impressionnante ce samedi.

Dans des dizaines de villes les manifestations pacifiques ou acte 10 des Gilets jaunes ont eu lieu ce samedi 19 janvier. Une nouvelle fois les participations ont été importantes démontrant que les Gilets jaunes ne lâchaient rien malgré une pression médiatique considérable et qu'ils avaient toujours le soutien très majoritaire de l'opinion publique.

Plus de 100 000 participants aux manifestations selon un premier recensement avec parfois des records battus comme à Toulouse avec plus de 15 000 manifestants soit autant que Paris.

Dans beaucoup de manifestations les militants syndicaux et politiques étaient présents notamment de la CGT et les communistes.. Un agir ensemble qui confirme son efficacité en terme de rassemblement, donne envie de continuer et conforte l'espoir que le gouvernement n'arrive pas à endiguer malgré les efforts médiatiques faits pour valoriser le grand débat national de Macron qui chaque jour un peu plus se trouve au pied du mur.

La manifestation parisienne s’est déroulée sans débordements et avec un parcours pré-établi. La mobilisation de plus de 15 000 manifestants était du même niveau que les samedi précédents.

Le cortège est parti de l’esplanade des Invalides vers midi. La manifestation a rallié la place d’Italie, avant de revenir aux Invalides. Un aller-retour de quinze kilomètres le long de la rive gauche, qui abrite de nombreux ministères et lieux de pouvoirs, et avait jusqu’ici échappé aux grands rassemblements.

Seul incident notable, une fois le cortège disloqué, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de canon à eau contre des individus qui jetaient des bouteilles et des pavés, dans le 7e arrondissement.

La mobilisation a atteint un record à Toulouse, avec plus de 15 000 manifestants. La mobilisation des « gilets jaunes » dans la Ville rose avait déjà battu un record le 12 janvier, avec plus de 6 000 manifestants officiellement recensés.

Le cortège s'est déroulé derrière des banderoles rejetant le grand débat lancé par l’exécutif et dénonçant des violences policières. Quelques des heurts entre les forces de l’ordre et des manifestants en fin de manifestation après que les forces de l’ordre aient fait usage de gaz lacrymogènes.

La rassemblement des « gilets jaunes » à Angers (environ 4000 personnes), s’est déroulée pacifiquement. Quatre personnes ont été interpellées. Quelques manifestants ont aussi incendié des barricades constituées notamment de matériel de chantier.

Un autre rassemblement dans la région a eu lieu à Nantes avec 1500 « gilets jaunes »

Plusieurs rassemblements comptant parfois plusieurs milliers de personnes, ont eu lieu à Marseille, Lille, Lyon, Bordeaux, Rennes, Grenoble, Saint-Etienne, Roanne, Valence, Clermont-Ferrand, Montélimar, Dijon, Besançon ou Nevers.

  • A Lille, plus de 3 000 personnes ont défilé dans le centre-ville;
  • A Lyon, 5000 « gilets jaunes » ont manifesté sur les quais du Rhône et ont été empêchés d’accéder à l’hypercentre par les forces de l’ordre;
  • A Dijon, plus de 3000 « gilets jaunes » ont défilé dans les rues, une cinquantaine d’entre eux a pénétré « dans le périmètre de la prison » pour demander la « libération de leurs camarades » avant de repartir.
  • A Bordeaux, un bastion du mouvement, quelque 6 000 « gilets jaunes » ont participé à la mobilisation, qui s’est terminée par de violences policières et et 49 interpellations.
  • A Rennes, la situation était plus tendue, avec 3 000 manifestants;
  • A Nancy, environ 3 000 « gilets jaunes » ont manifesté. Le rassemblement a été marqué par quelques heurts avec les forces de l’ordre.
  • A Béziers (Hérault), quelque 3 000 manifestants ont défilé dans le centre-ville.
  • A Rouen, le rassemblement de 3000 personnes avait débuté dès le matin avec une pause pique-nique le midi, avant que le rassemblement dégénère, donnant lieu à quinze interpellations.
  • A Caen, 2000 manifestants ont été comptabilisés au plus fort du rassemblement au cours duquel quatorze personnes ont été interpellées.

Les slogans « Macron démission » ou « Tes hauts et débats, on n’en veut pas, Macron dégage » ont donné le ton, affichant le refus général du grand débat national lancé cette semaine et apparait pour beaucoup comme une fumisterie.

Opposé aux revendications salariales, à la revalorisation du SMIC, à la remise en place de l'Impôt sur la fortune (ISF) et à l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC), Macron a défendu lors de ces 2 déplacements le grand débat, articulé autour de quatre thèmes : pouvoir d’achat, fiscalité, démocratie et environnement. « Je veux juste plus de démocratie », « Macron, ton compte est bon », « RIC ! » ont répondu les pancartes dans les rues.

Dans la capitale comme en région, la colère est intacte face à la violence policière, dénoncée ses derniers jours. Depuis le début du mouvement le 17 novembre, plus de 1 800 « gilets jaunes » ont été blessés, selon une source policière samedi soir.

« Stop aux massacres » affichait une pancarte à Dijon ; « Castaner le boucher, France mutilée », a crié la foule à Toulouse, visant le ministre de l’Intérieur qui a défendu, vendredi, l’utilisation par les forces de l’ordre du lanceur de balles de défense controversé LBD. « Bienvenue en lacrymocratie », pouvait-on lire à Tours.

Castaner a salué « l’action des forces de l’ordre à nouveau mobilisées partout en France » et il a condamné « sans réserve des dégradations commises à Rennes, Bordeaux, Toulouse… et des violences à nouveau perpétrées contre des journalistes ».

Plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées samedi : 42 à Paris (dont 36 gardes à vue selon le parquet), 49 à Bordeaux, 24 à Toulouse.

La mobilisation doit se poursuivre dimanche dans plusieurs villes. Des femmes « gilets jaunes » appellent à une manifestation à Paris, inspiré par l’événement pacifique qu’elles avaient déjà organisé le 6 janvier.

Samedi 19 janvier 23h 50

 

Publié dans Luttes sociales

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