Avec 118 000 participants annoncés par les Gilets Jaunes, l'acte XIII est une réussite !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Avec 118 000 participants annoncés par les Gilets Jaunes, l'acte XIII est une réussite !

Après les 300 000 manifestants de mardi avec les syndicats, ils étaient 118 000 manifestants samedi. Chiffre annoncé par les Gilets Jaunes. La mobilisation se maintient donc à un très haut niveau pendant que Macron "blablatise" avec des personnes triées sur le volet, sans contenu et sans vision d'avenir pour notre pays.

Seule ombre au tableau de ce samedi, de nouvelles violences policières qui se sont traduites par une main arrachée, à Paris, par une grenade dont l'interdiction est demandée.

L'utilisation des forces de l'ordre et de leur armement posent toujours plus de questions. Est de plus en plus ressentie l'impression que ce régime glisse doucement mais surement vers un régime autoritaire "dur" et antidémocratique résultant d'une centralisation des pouvoirs autour d'un clan, voire d'un seul homme, aux rapports étroits avec l'oligarchie financière et qui n'a plus que la force pour imposer sa politique rétrograde et réactionnaire.

Après 13 samedis, il est tout à fait exceptionnel que 64% des Français continuent à soutenir le mouvement des Gilets Jaunes, leurs demandes partagées, leur engagement et leur détermination à sortir gagnant du bras de fer direct engagé avec eux par Emmanuel Macron.

Outre les salaires, les taxes sur le carburant et la démocratie avec le RIC leurs revendications « historiques », les gilets jaunes manifestaient samedi contre les violences policières.

En cause principalement, l’utilisation par les policiers du fameux lanceur de balles de défense (LBD). Mais c’est un autre armement qui a été mis en cause samedi. Un homme a eu quatre doigts arrachés par l’explosion de ce qui apparaît, sur des vidéos mises en ligne, comme une grenade de désencerclement Gli-F4 : le cercle rouge et le capuchon jaune caractéristiques y sont clairement visibles.

Selon un témoin, le projectile a été lancé alors que des manifestants tentaient de franchir les palissades devant l’entrée de l’Assemblée nationale. La victime est un photographe gilet jaune (qui) prenait des photos de ces actes.

Les observateurs dénoncent une méthode de démobilisation du pouvoir, confronté à un soutien de la population qui « ne faiblit pas » et qu'il ne parvient pas à endiguer malgré la campagne électorale du chef de l'Etat relayée par les médias .

Macron ne convainc pas ! Selon le baromètre mensuel YouGov pour le HuffPost et CNews publié vendredi, 77% de sondés trouvent le mouvement « justifié », contre 74% début janvier. Les réponses sécuritaires et autoritaires, quand les manifestants attendent des réponses sociales, semblent plutôt attiser la colère.

133 enquêtes internes sont ouvertes par l'IGPN. Cela en fera une de plus. Castaner, commentant les actes de casse a évoqué un mode d’action « très classique de l’ultragauche » : « Depuis quelques années, l’ultra-violence rentre dans nos manifestations. »

Selon Benjamin Belaïdi, militant associatif et gilet jaune interrogé par France Info, le blessé de samedi n’était pourtant « pas un black bloc ».

Le mouvement ne s’est-il pas « trop » focalisé sur les LBD et pas sur ces fameuses Gli-F4, « lacrymogènes et assourdissantes qui contiennent du TNT » ? l’interrogeait le journaliste. « On condamne les deux », explique le militant. « Quand on vient manifester en France, on sait pas si on va rentrer entier chez soi », déplore-t-il.

Toujours est-il que ce nouvel incident très grave renforce l'appel de plusieurs personnalités importantes de notre pays qui demandent la vérité sur les chiffres de blessés tant dans les forces de l'ordre que chez les manifestants ainsi que les nombres d'arrestations et de condamnations depuis le début du mouvement c'est à dire début novembre.

Ce nouvel incident renforce également l'exigence d'une grande mobilisation des forces démocratiques et progressistes de notre pays pour alerter sur les risques que fait courir Macron et sa petite clique à la démocratie, à l'état de droit et aux libertés publiques qu'elles soient individuelles ou collectives comme c'est le cas de la loi anti-casseurs votée il y a quelques jours par l'Assemblée en 1ère lecture.

Publié dans Luttes sociales

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