Santé : rassemblement à l'hôpital Chiva à l'appel de la CGT

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Santé : rassemblement à l'hôpital Chiva à l'appel de la CGT

A 10 h 30, la CGT du centre hospitalier des vallées de l’Ariège lance un appel à un rassemblement, à 11 h 45, avant d’être reçu par le directeur de l’établissement. Depuis plusieurs mois, toute discussion était impossible entre le syndicat et la direction…

Reste à savoir si l’échange permettra d’apaiser les « craintes » de l’organisation quant à l’avenir de l’hôpital qui, selon la CGT, risque de « devenir un grand centre gériatrique ».

«Chaque année, un service ferme pour quelques semaines afin d’être rafraîchi. Pendant ce temps-là, les agents sont répartis, selon leurs voeux, dans les autres services. Cela renforce les équipes qui peuvent alors profiter de trois semaines consécutives de vacances.

Mais on craint fort que ce ne soit pas le cas cette année », commente
Manuel Tellez, secrétaire de la CGT-Chiva.

« Une excuse pour rapatrier les 120 lits de l’USSR de Pamiers » Selon le syndicaliste, l’unité de soins rénovée cet été sera la chirurgie viscérale. « Sauf que les lits vont déménager en lieu et place de la cardiologie qui, elle, va fusionner avec la néphrologie. Du coup, cette fermeture risque de servir d’excuse à la direction pour rapatrier les 120 lits de l’USSR (unité de soins de suite et de réadaptation, NDLR) de Pamiers. On arriverait donc à ce qui était prévu dans le “capacitaire” entraînant la suppression de 54 lits », estiment Manuel Tellez et Virginie Fachon.

C’est donc pour dénoncer cette situation, à laquelle s’ajoutent des difficultés de prises congés estivaux pour le personnel, que la CGT appelle à un rassemblement, demain matin dans le hall d’entrée du Chiva.

Il sera aussi question de l’attitude des médecins de l’établissement qui, selon Virginie Fachon, « ne sont pas venus — sauf un — à la rencontre que nous leur avions proposée le 20 mars. On sait qu’ils se plaignent des banderoles sur les grilles mais pas de la suppression des 54 lits. Ils ne se préoccupent manifestement pas du démantèlement de l’hôpital », dénonce- t-elle.

Une situation que l’unique praticien venu discuter avec la CGT veut, toutefois, dénoncer. « Il dit que les médecins peuvent ne pas être d’accord avec notre mouvement social, mais qu’ils se doivent de défendre l’outil de santé », assure Virginie Fachon.■

Denis Slagmulder
Extraits de l'article publié dans la Dépêche

Publié dans Luttes sociales

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