Les chefs d'Etat cèdent à la Grande Bretagne et renvoient le Brexit au 31 octobre.

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Les chefs d'Etat cèdent à la Grande Bretagne et renvoient le Brexit au 31 octobre.

Pourquoi cette date du 31 octobre?

De source officielle: même si la plupart des pays ont plaidé pour mars 2020, la date arrêtée du report du Brexit est celle du 31 octobre 2019.

Pourquoi cette date? Car la nouvelle Commission européenne doit fonctionner à partir du 1er novembre. Plusieurs pays - dont E. Macron - ont plaidé pour que le Brexit n’entrave pas la marche de l’Europe. Il faut donc que ça se produise avant que la Commission entre en fonction.

D'autant que le Parlement européen se met réellement en branle qu'à partir du moment où la nouvelle Commission est mise en place.

"L’idée est que l’UE puisse avancer et que le Brexit ait le moins d’impact possible sur la bonne marche de l’Europe".

La Belgique, le Luxembourg, l'Espagne, Malte étaient sur la même ligne que la France favorable à un report court.

Il y a donc une contradiction, Thérésa May ne cesse d'être battue par le parlement anglais, elle ne parvient pas à trouver une majorité pour voter l'accord qu'elle a passé avec les autres membres de l'UE. Comment compte t-elle y parvenir ? Rien ne filtre. D'autant que de l'autre côté, l'UE considère les négociations terminées, l'accord n'a donc pas de chance de bouger ou à minima. L'on risque donc de se retrouver au même point au 31 octobre, obligeant un Brexit dur sans accord qui pénalisera durement les anglais.

A moins que les néolibéraux européens fassent un autre calcul, non avoué publiquement : celui de voir une majorité de parlementaires anglais demander à leur peuple de revoter. Vielle maladie de l'Europe pour un résultat qui convienne aux néolibéraux, il est en effet dangereux de montrer que l'on peut sortir de l'Europe sans trop de dégâts !

Il faut pour cela un peu de temps à Thérésa May pour convaincre et pour l'emporter avec dans les prochains mois (avant le 31 octobre) une majorité d'anglais convaincue de remettre en cause le 1er résultat favorable au Brexit !

La démocratie a vraiment à s'inquiéter pour son devenir dans cette vieille Europe "faite pour l'argent et contre les gens !"