Thomas Guénolé quitte la FI et dénonce un Mélenchon autocrate

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Thomas Guénolé quitte la FI et dénonce un Mélenchon autocrate

Candidat du mouvement sur la liste aux européennes, le politologue part avec fracas. "Jean-Luc Mélenchon gouverne la France insoumise en autocrate", accuse-t-il. Le mouvement déclare pour sa part avoir reçu "un signalement d’une jeune femme dénonçant des faits pouvant s’apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé".

Un de plus. L'hémorragie se poursuit au sein de la France insoumise qui a vu plusieurs de ses membres quitter le navire ou en être évincés.

Après les départs de Liem Hoang Ngoc, Sarah Soilihi, Corinne Morel Darleux, mais aussi et surtout de Djordje Kuzmanovic et François Cocq, c'est maintenant Thomas Guénolé qui prend la poudre d'escampette avec fracas.

Dans un communiqué, le politologue, jusqu'ici 14e sur la liste de LFI aux européennes, affirme : "L'appareil de la France insoumise trahit nos valeurs et se rit des militants".

Jean-Luc Mélenchon est accusé de "gouverner la France insoumise en autocrate", au sein d'un appareil central qui "fonctionne comme une toile d’araignée : des cercles de plus en plus étroits, jusqu’à 'JLM' au centre qui in fine décide de tout ce qui compte en symbiose avec Sophia Chikirou." Manuel Bompard serait l'homme central de l'organisation de LFI, et pour Thomas Guénolé "leur homme de paille et leur paratonnerre".

"Ce fonctionnement autocratique de la France insoumise est très gravement incompatible avec les positions de notre mouvement pour l’instauration d’une vraie démocratie en France".

Pour appuyer sa thèse, Thomas Guénolé développe plusieurs critiques, entendues de manière récurrente au sein de La France Insoumise, notamment un système où les discussions internes ne seraient qu'"apparence", toutes les décisions étant déjà "cadrées et verrouillées" par Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou et Manuel Bompard

Thomas Guénolé déclare avoir "exprimé en interne à la France insoumise ces critiques et ces mises en garde". Il a franchi le pas en s'adressant à la presse. De fait, il semble avoir devancé son éviction par le mouvement.

Peu après l'annonce de son départ, le comité électoral de la France insoumise a riposté. Dans un communiqué, l'instance annonce avoir "reçu un signalement d’une jeune femme dénonçant des faits pouvant s’apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé" et avoir "saisi le Pôle d’écoute et de vigilance contre les violences sexistes et sexuelles". "Nous découvrons avec stupeur le communiqué de Thomas Guénolé qui instrumentalise des prétextes politiques pour sa défense", est-il ajouté.

L'ex-candidat a chargé son avocat de "prendre toutes les mesures judiciaires nécessaires contre l’appareil central du mouvement".

Après une chute sévère dans les sondages à l'automne et une campagne électorale apathique et sans contenu, et des intentions de vote basses, la France insoumise est confrontée à un nouveau soubresaut interne qui tombe au plus mauvais moment.

Sources : Marianne

Publié dans Divers, Elections

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