Derrière Général Electric, une cascade de plans sociaux à venir. Action sur le site de Belfort.

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Derrière Général Electric, une cascade de plans sociaux à venir. Action sur le site de Belfort.

L'intersyndicale appelait à la mobilisation, hier 21 mai, sur le site General Electric de Belfort pour la défense de l'emploi chez General Electric. C'est un dossier chaud qui empoisonne le gouvernement et mobilise les élus locaux et les syndicats, à quelques jours des élections européennes. Sur le site de Belfort, cette action organisée par la CGT et par Sud a été suivie par plus de 500 salariés.

Le jour correspondait à la sortie du convoi exceptionnel – une turbine dernière génération de plus de 800 tonnes et de plus de 100 mètres de long, destinée au Bangladesh - des usines GE de Belfort.

Alors qu'entre 800 à 1000 postes sont sur la sellette, "il s'agit avec cette action d'attirer l'attention sur notre situation en mettant en avant, grâce à cette turbine , notre savoir-faire ", indique l'inter-syndicale.

Il s'agit d'interpeller le gouvernement, et ce d'autant qu'Emmanuel Macron est intervenu personnellement, en assurant qu'il ferait l'objet de la plus grande vigilance de la part de l'Etat. C'est un de ses proches, Hugh Bailey, qui vient d'être nommé à la tête de General Electric France. Il a promis de tout faire pour limiter la casse.

Par exemple, la très grande majorité de l'amende qui sera payée par General Electric pour ne pas avoir créé 1000 emplois devrait être consacrée à Belfort. Une enveloppe de 50 millions serait ainsi débloquée pour financer des projets de réindustrialisation de ces sites où travaillent près de 4 000 salariés.

GE est un des dossiers politiques  brûlants avec d'autres plans sociaux à venir.

L'usine Ford de Blanquefort va fermer ses portes, laissant entre 400 à 500 salariés – sur les 800 que compte l'usine - sur le carreau. Bosch Rodez est aussi menacée. Des centaines d'emplois sont en sursis. Enfin, le groupe Sequana, propriétaire du papetier Arjowiggins et détenu à hauteur de 15,42 % par BPI France, a été placé en liquidation judiciaire. La procédure concerne les activités «graphique» et «papiers de création», comprenant les usines de Bessé-sur-Braye, de Le Bourray dans la Sarthe et l'usine Greenfield, à Château-Thierry dans l'Aisne. Soit plusieurs centaines de salariés menacés. Et c'est sans compter aussi sur les grands groupes de la distribution qui ont décidé d'abaisser leurs masses salariales. Castorama va fermer une dizaine de magasins et supprimer près de 800 postes. Auchan a annoncé la cession de 21 magasins, et 700 emplois sont menacés. Carrefour pourrait supprimer jusqu'à 3000 emplois en France.

Alors que le gouvernement se félicitait la semaine dernière des bons chiffres du chômage, pour cause d'élections européennes, ces dossiers viennent gâcher la fête. Ainsi on peut s'attendre derrière ces européennes à une multiplication de plans sociaux en cascades.

Il serait bon de signifier à Macron que cela ne sera pas accepter sans combat déterminé et pour cela un seul vote, le bulletin rouge de Ian Brossat signifiant ainsi à Macron et au patronat qu'il est urgent de changer de politique en France et en Europe !

Publié dans Luttes sociales

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