Les soutiens à Ian Brossat se mulitiplient... avec Henri Peña-Ruiz, écrivain et philosophe

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Les soutiens à Ian Brossat se mulitiplient... avec Henri Peña-Ruiz, écrivain et philosophe

Henri Peña-Ruiz a décidé de soutenir Ian Brossat, tête de liste du Parti communiste.

C'est un nouveau coup dur pour La France insoumise.

Membre du Parti de gauche, il soutient Ian Brossat, au détriment de Manon Aubry.

« Je souhaite un beau succès à Ian Brossat et à sa liste pour que la France de notre regretté Jean Ferrat parle haut et fort à Bruxelles », écrit-il dans un texte de soutien.
 
« Je suis toujours un compagnon de route de LFI. Mais la disparition du Parti communiste serait une catastrophe absolue », dit-il. Un de ses amis confie qu'il a été « très affecté » par la mise à l'écart de Charlotte Girard, militante populaire à LFI.
 
Mais il refuse de s'associer aux critiques exprimées par plusieurs cadres qui ont claqué la porte de la FI. « S'il y a des problèmes à La France insoumise, c'est aux militants de La France insoumise de les résoudre », explique-t-il.

"Ian Brossat fait honneur à la politique et au communisme"

« Ian Brossat fait honneur à la politique et au communisme. Il mène brillamment campagne en faisant le pari de l'intelligence et de la culture. Dans "communisme" il y a commun. Commun à tous les êtres humains. Au-delà des amalgames injustes qui ont tenté de disqualifier l'idéal communiste, il est grand temps de rappeler ce sens du bien commun, de l'intérêt général, et de la solidarité qu'implique la notion de communisme.
 
Souvenons-nous du Front populaire, de la résistance au nazisme, puis de la Libération, avec l'œuvre inoubliable d'Ambroise Croizat, ministre communiste qui créa la Sécurité sociale. Oui, le Parti communiste français a joué un rôle décisif dans l'histoire de notre pays. Notamment pour promouvoir le progrès social. Aujourd'hui, face à la morgue de classe de M. Macron, et à sa politique dévastatrice pour les plus démunis, il nous faut un Parti communiste fier de son histoire, et décidé à jouer un rôle moteur dans le rassemblement des forces de progrès.
 
Karl Marx disait que la classe ouvrière est une classe universelle en ce sens qu'en se libérant de l'exploitation capitaliste elle libère l'humanité tout entière. Transposé à l'âge de la mondialisation capitaliste, et appliqué à tous ceux qui ont à lutter contre l'injustice sociale, ce propos est d'une vive actualité. Y compris à l'échelle de l'Europe, enchaînée naguère par Jean Monnet au capitalisme et à l'atlantisme pro-américain, et qui n'est qu'une caricature de la belle idée européenne telle que l'a rêvée Victor Hugo.
 
Le poète voulait une Europe du progrès culturel et humain, non une Europe de la concurrence libre et non faussée, qui fait du social un résidu facultatif. Le sens de la justice sociale ne doit pas se réduire au supplément d'âme d'un monde sans âme.
 
Au Parlement européen, les élus communistes ne manqueront pas de combattre une économie dévoyée par des financiers indifférents au sort des laissés pour compte. Il est temps de refonder l'Europe sur la justice sociale et la responsabilité écologique, sans oublier la laïcité, idéal d'émancipation plus actuel que jamais. Je souhaite un beau succès à Ian Brossat et à sa liste pour que la France de notre regretté Jean Ferrat parle haut et fort à Bruxelles. »
 
Henri Peña-Ruiz Philosophe, écrivain, maître de conférences à Sciences Po Paris.

Publié dans Elections, Europe

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