8000 à Belfort avec les salariés de GE. Frédéric Boccara était sur place...

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

8000 à Belfort avec les salariés de GE. Frédéric Boccara était sur place...

Frédéric Boccara témoigne de son samedi à Belfort où il représentait le PCF à la manifestation qui a rassemblé entre 6000 et 8 000 personnes.

Politiques, parlementaires (Alain Bruneel député communiste du Nord), élus locaux ont accompagné les salariés de GE, les gilets jaunes, les habitants de Belfort qi s'étaient massivement rassemblés pour dire NON à la casse de leur emploi, de leur site et de leur industrie avec des conséquences gravissimes pour le territoire de Belfort et plus largement la France Comté.

"Belfort debout, soulève-toi", a scandé la foule. A l'issue de la manifestation, une délégation a été reçue à la préfecture. La préfète du Territoire-de-Belfort, Sophie Elizéon, a assuré les participants de l'implication "quotidienne et personnelle" du ministre de l'Economie dans ce dossier.

Début juin, Bruno Le Maire a appelé GE à revoir à la baisse le nombre de suppressions d'emplois mais depuis silence radio et surtout rien sur le fond du dossier, l'avenir de cette filière industrielle des turbines à gaz et la responsabilité de l'Etat pour la maintenir et la développer comme l'a bien expliqué Frédéric Boccara pour le PCF dans le débat public qui s'est déroulé après la manifestation avec Evelyne Ternant, Damien Pagnoncelli de l’UD CGT Belfort et de nombreux syndicalistes.

Frédéric Boccara a insisté qu'il fallait se rassembler pour agir, mais aussi pour comprendre et pour ouvrir des perspectives alternatives. Le grand capital financier contre nos emplois et nos savoir-faire ça suffit ! Pour une industrie au service des besoins sociaux et de la transition écologique ! 

Belfort doit en payer le prix fort : sur les 1.050 emplois supprimés, près de 1.000 concernent la ville, dont près de 800 dans l'entité de turbines à gaz, les autres dans des "fonctions support". (GE emploie 4.300 salariés à Belfort).

Par deux fois cette semaine, les salariés ont empêché la tenue de la première réunion d'information-consultation qui devait lancer le plan social. 

Mercredi, pour la troisième fois, la Direction de Général Electric va tenter d'organiser la réunion permettant d'initier le plan social, mais à Paris cette fois-ci.

Autre volet important, l'action judiciaire : jeudi, l'intersyndicale, qui a assigné GE en référé, va demander au tribunal de grande instance de Belfort la suspension du plan social tant que les pistes de diversification du site n'auront pas été étudiées. 

"Tous les experts s'accordent à dire que le marché de la turbine à gaz va rebondir rapidement, pour remplacer le charbon, remplacer le nucléaire, pour accompagner la montée en puissance du renouvelable", a insisté samedi Philippe Petitcolin, délégué CFE-CGC.

En 2015, le rachat du pôle Energie d'Alstom par GE s'était accompagné de la promesse de créer 1.000 emplois nets en France d'ici à la fin 2018. Une promesse non tenue, pour laquelle GE a dû payer des indemnités, avant d'annoncer finalement plus d'un millier de suppressions d'emplois.

Si aucun signe ne vient du gouvernement, l'intersyndicale a prévenu qu'"elle ne répondrait plus de rien."

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