Bras de fer à Belfort entre les salariés et GE

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Bras de fer à Belfort entre les salariés et GE

La direction n’a pas pu accéder aux locaux afin de commencer la première réunion sur le plan social qui concerne près de 985 salariés sur les sites de Belfort et Bourogne. En effet, 1500 ouvriers ont envahi le bâtiment ce lundi, empêchant la réunion de se tenir.

Antoine Peyratout, directeur général de GE Power, a eu le culot d’intervenir devant les centaines d’ouvriers et de regretter que n’ait pas pu se tenir « un débat serein et constructif ». Il a été copieusement sifflé. Il a annoncé qu’une nouvelle réunion sera convoqué dans les prochains jours. Elle aura lieu vendredi 21 juin, dans un lieu extérieur au site GE de Belfort afin d’empêcher une nouvelle action.

Ce n’est que le début du bras de fer engagé avec les salariés par la direction GE et qui a au coeur l'emploi industriel et le devenir de cette filière stratégique pour la France.

Depuis l’annonce des licenciements, les salariés se mobilisent. Bruno Lemaire, ministre de l’économie, le 3 juin dernier, a été reçu par un comité d’accueil qui l’a conspué.

Depuis, silence radio au gouvernement. Le 7 juin, 200 salariés avaient retardé la sortie d’une turbine à Gaz. Ils ont lancé [une pétition qui a déjà récolté 14 700 signatures→https://www.mesopinions.com/petition/politique/stop-massacre-industrie-general-electric-1000/67375].

Lundi, une lettre ouverte a été envoyée à Macron. Loin de se reposer sur les pouvoirs publics, responsables des fermetures à répétition et des licenciements facilités par la loi travail XXL de Macron, les salariés appellent à une manifestation le samedi 22 juin.

La manifestation part à 14h de la Maison du Peuple à Belfort. Elle doit être une réussite afin de montrer que derrière les salariés de General Electric, c’est tout le territoire et toute l'industrie qui se tient près à défendre leurs emplois.