Sea-Watch accoste à Lampedusa. Son capitaine est aussitôt arrêtée par la police italienne !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Sea-Watch accoste à Lampedusa. Son capitaine est aussitôt arrêtée par la police italienne !

Le Sea-Watch navire humanitaire, stationné au large de Lampedusa depuis 17 jours, avec, à son bord une quarantaine de migrants, a accosté dans la nuit du 28 au 29 juin. La capitaine, Carola Rackete a été aussitôt arrêtée par la police italienne.

Malgré le blocus des eaux territoriales italiennes imposé par le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, le Sea-Watch 3 a accosté provoquant l'ire du gouvernement transalpin et l'arrestation de la capitaine du navire.  Les 40 migrants bloqués à bord depuis 17 jours ont pu néanmoins débarquer peu après 5H30.

Après d'intenses échanges diplomatiques, ils devraient être répartis entre cinq pays européens (France, Allemagne, Portugal, Luxembourg et Finlande).

« La France est prête à déployer une nouvelle fois dans les tous prochains jours, comme elle l'a déjà fait à plusieurs reprises depuis un an, une mission du ministère de l'Intérieur et de l'Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) pour identifier 10 personnes en besoin de protection qui pourront être transférées sans délai sur notre territoire », a affirmé la place Beauvau.

« La France a déjà accueilli ces derniers mois sur son territoire près de 400 personnes en besoin de protection débarquées en Italie et à Malte, et ce de concert avec d'autres Etats membres et sous coordination européenne », a souligné le communiqué du ministère de l'Intérieur après un silence de 17 jours !

Le cas du Sea-Watch 3 est un nouvel épisode de la crise autour de l'accueil des éxilés ouverte l'été dernier, lorsque Matteo Salvini a fermé les ports italiens aux bateaux d'ONG, forçant les autres pays européens à s'entendre sur une répartition au coup par coup. 

« L'actuel gouvernement italien fait le choix de solutions non-concertées avec ses partenaires européens », a une nouvelle fois regretté le gouvernement français. Mais cela n'empêche pas de questionner : pourquoi la France a fait silence pendant 17 jours alors qu'elle aurait pu inviter le Sea-Watch à accoster dans un port français de la méditerranée ?

La place Beauvau affirme que « la France poursuivra son action de solidarité avec le peuple italien pour l'accueil des personnes en besoin de protection ». Le ministère oubliant de préciser que la France a toujours refusé d'ouvrir ses propres ports, arguant du fait que ses côtes ne sont pas les plus proches des navires en détresse, mais elle se targue d'être la plus prompte à envoyer sur place les équipes chargées de trier les exilés, une fois le navire arrivé dans un port, et de les faire venir ensuite. 

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