Le PCF accuse Blanquer d'avoir saboté le baccalauréat avec des tripatouillages

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Le PCF accuse Blanquer d'avoir saboté le baccalauréat avec des tripatouillages

Face à la rétention des copies par certains correcteurs du baccalauréat, le ministre de l'Education nationale a décidé que les notes du contrôle continu seraient prises en compte pour compléter la moyenne en cas de notes manquantes. 

Les 743.000 candidats au baccalauréat découvrent leurs résultats ce vendredi 5 juillet , provisoires pour certains, en raison d'une grève inédite de correcteurs opposés à la refonte de l'examen, face auxquels le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer n'a pas voulu céder.

Selon le ministre, qui parle de "sabotage", encore "700 correcteurs" grévistes sur les 175.000 mobilisés pour l'examen retenaient jeudi soir "autour de 30.000 copies" sur les quatre millions à évaluer.

Pour permettre aux candidats de connaître leurs résultats à la date prévue, Jean-Michel Blanquer avait détaillé mercredi une "solution technique" : en l'absence de certaines notes, les notes du contrôle continu de l'année ont été prises en compte pour compléter la moyenne. Et si la note du bac s'avère finalement meilleure, elle sera conservée.

"Un scandale de rupture d'égalité"

Une solution décriée notamment par le Parti communiste français.

"Dans un grand nombre de cas, ces résultats sont faux, les notes affichées ce matin sont le résultat de tripatouillages illégaux, imposés aux jurys par un ministre sans scrupule", affirme le PCF dans un communiqué.

Selon eux, "pour sauver sa réforme, Blanquer a saboté le baccalauréat".

"Un ministre prêt à tout pour imposer sa politique a sciemment contraint des fonctionnaires à adopter des pratiques : invention de notes, calculs farfelus, substitution de l'administration aux jurys souverains", dénoncent les communistes, annonçant qu'il "se battra pour faire reconnaître le scandale de cette rupture d'égalité".

Le parti communiste, qui estime que les contestataires sont "ignorés et méprisés" par le ministre, rappelle son hostilité à la réforme du bac qui introduit notamment une dose de contrôle continu. "Les réformes imposées par le ministre Blanquer détériorent les conditions d'éducation et aggravent les inégalités", écrit le PCF.

À gauche, le secrétaire national d'EELV David Cormand a également pris la défense des grévistes vendredi sur Public Sénat: "Évidemment il y a le stress des élèves qui passent le bac, mais il y a aussi des enseignants qui essaient de protéger et de défendre un service public important". "Il y a un vrai problème: l'attaque en règle, depuis plusieurs années, contre le service public de l'éducation", a-t-il ajouté.

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