Les gilets jaunes toujours mobilisés ont sifflé et hué Macron le 14 juillet

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Les gilets jaunes toujours mobilisés ont sifflé et hué Macron le 14 juillet

Le 14 juillet, jour de festivités pour saluer la prise de la Bastille, 1er acte populaire du peuple français contre la monarchie, a vu la mobilisation des gilets jaunes à Paris. Pendant ce temps, Macron était copieusement sifflé et hué par une foule venue tout autant regarder le traditionnel défilé militaire que protester à l'égard d'une politique fortement contestée.

Des gilets jaunes avaient annoncé qu’ils seraient présents sur les Champs-Élysées pour continuer leur mobilisation. Ils étaient bien présents !

Cela n'a pas plu à Monsieur le président et à son entourage, les ordres ont donc été donnés pour tenter de chasser les gilets jaunes. Ainsi plusieurs figures médiatiques des gilets jaunes, Maxime Nicolle, Jérôme Rodrigues et Éric Drouet ont été interpellées, en marge du défilé, non loin des Champs-Élysées, selon des journalistes sur place. 

L’interpellation musclée d’Éric Drouet a été filmée par un journaliste du HuffPost sur l’avenue parisienne.

Ces arrestation n'ont pas empêché Macron d'être sifflé et hué lors de son passage de revue des troupes.

Samedi soir, plusieurs centaines de manifestants, avaient déjà fait entendre leur voix devant l’Hôtel de Brienne, où Emmanuel Macron prononçait un discours, en visant le ministre de la Transition écologique François de Rugy, épinglé pour des dîners fastueux lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale. Un manifestant a orné un drapeau français d’un homard, en référence à ces fastueux dîners.

Au slogan habituel « Macron démission » sont venus s’ajouter des « Homards partout, justice nulle part », ou « De Rugy en prison », en écho aux affaires qui éclaboussent le ministre de l’Ecologie François de Rugy.

Malgré les révélations qui se sont multipliées ces derniers jours, François de Rugy se trouvait bien ce 14 juillet dans la tribune présidentielle, sur la place de la Concorde. Il avait, dans la semaine, expliqué qu’il ne démissionnerait pas.

De quoi rajouter de la colère à la colère. Celle-ci a été exprimée dimanche après midi, par des manifestants parmi lesquels des gilets jaunes, sur les Champs Elysées où des barrières de sécurité furent utilisées pour faire barrage aux forces de l'ordre visiblement peu mobilisées et peu motivées ce qui ne les empéchèrent pas de chasser avec violence les manifestants.

 

Publié dans Luttes sociales

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article