Environnement, protection sociale et pouvoir d'achat premières préoccupations des Français

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Environnement, protection sociale et pouvoir d'achat premières préoccupations des Français

La protection de l'environnement est la première préoccupation des Français, devant l'avenir du système social et le pouvoir d'achat, selon un sondage Ipsos-Sopra Steria publié lundi.

Rien de surprenant avec ce résultat, la mise à jour des données du risque du réchauffement climatique (+7 degrés à l'horizon 2100) fortement relayée par les médias a très fortement sensibilisé toutes les générations et en particulier les jeunes qui au même moment agissent et interpellent les politiques sur leur inaction ou leur laxisme. Au point que Macron a du être obligé de consacré un article du Time à ces questions à la veille de l'Assemblée générale de l'ONU.

Ainsi interrogés sur les enjeux qui les préoccupent le plus "à titre personnel", les Français placent en tête "la protection de l'environnement" (52 %), devant "l'avenir du système social" (48 %) et "les difficultés en termes de pouvoir d'achat" (43 %), selon ce sondage annuel sur "les fractures françaises" réalisé pour Le Monde, la Fondation Jean-Jaurès et l'Institut Montaigne.

L'enjeu écologique est jugé prioritaire. Sur les réponses à apporter, les Français sont partagés : 51 % estiment qu'il faut "prendre des mesures pour faire face à l'urgence environnementale, même avec des sacrifices financiers". Mais pour 49 % il faut "faire face à la crise sociale, même si cela signifie de mettre la question environnementale au second plan". Ce que révèle de plus intéressant ce sondage, c'est que les Français  classent leurs priorités, mais majoritairement ils n'opposent pas environnement et social car les deux sont intimement mêlés et dépendants l'un de l'autre, il ne saurait y avoir de justice environnementale sans justice sociale !

Les syndicats ont bien compris cette dimension et c'est pourquoi le 20 septembre ils appelaient à agir pour le climat solidairement avec les jeunes et pour la justice sociale. Sur le social, il y a urgence sur la retraite gravement menacée et sur les salaires qui subissent depuis trop longtemps une politique d'austérité qui ne profitent qu'aux entreprises, au profit et aux actionnaires. Surtout quand les pensions de retraite sont gelées et doivent compenser la hausse du coût de la vie et le prélèvement injuste de la CSG, une très mauvais idées d'Emmanuel Macron, et que dire des chercheur d'emploi qui vont voir leurs droits réduits par la dernière contre-réforme de Macron sur l'indemnisation des chômeurs. C'est la chasse au pognon de dingues axe de bataille d'Emmanuel Macron.

La situation est grave

C'est ce que révélait le Secours Populaire le 17 août dernier : «Il y a une aggravation de la situation, un développement de la pauvreté sous des formes que nous n’avions pas connues. La situation aurait plutôt tendance à s’étendre, ce qui nous paraît extrêmement préoccupant», a affirmé Henriette Steinberg dans un entretien à l’AFP.

C'est aussi cette situation qui a conduit Fabien Roussel a proposer une augmentation des salaires et des retraites de 22% ! La France le peut rajoutait-il :"Entre 2017 et 2019, les 500 plus grandes fortunes de France ont vu leur patrimoine grossir et passer de 570 milliards d’euros à 700 milliards d’euros ! C’est ça la politique du Président des Riches. Vous vous rendez compte ! 130 milliards d’euros de plus pour les 500 familles les plus riches ! Soit 22% ! 22% pour eux et des clopinettes pour nous ? Et bien nous disons non ! Nous réclamons, nous aussi, 22% d’augmentation pour les salaires et les pensions, dans le privé et dans fonction publique !"

Devant le refus d'entendre du gouvernement et de Macron, il n'est pas étonnant que les mouvements sociaux se développent ou reprennent du tonus comme celui des gilets jaunes et il n'est pas étonnant que ce sondage relève aussi le pessimisme des Français face à l'avenir, puisque 73 % sont d'accord avec l'idée que "la France est en déclin" (+3 points en un an).

Leur confiance dans les institutions s'érode d'au moins quatre points, que ce soit envers les grandes entreprises (34 %), les syndicats (28 %), la présidence de la République (30 %), les médias (23 %, -7 points). Les partis politiques restent à 10 %. Seules les petites et moyennes entreprises progressent ainsi que les maires (+2 à 70 %).

Enfin la défiance reste grande envers la mondialisation, vue comme "une menace" par 57 % des sondés. 61 % des Français jugent d'ailleurs que "la France doit se protéger du monde d'aujourd'hui" mais se protéger de qui ? Des autres peuples, des faiseurs de guerre comme les USA ou de la grande finance qui amène l'humanité et la planète à la catastrophe ?

Toutes les enquêtes et études démontrent que la finance et les politiques à son service sont les causes premières des difficultés des Français et des peuples du monde.

Comme le rappelait Fabien Roussel dans son discours de la fête de l'Humanité : "Oui il est temps que le peuple de France retrouve toute sa souveraineté ! Oui nous rêvons d’une France libérée, délivrée du capitalisme et de la dictature de l’argent !"

Cette enquête réalisée en ligne du 30 août au 3 septembre, auprès d'un échantillon de 996 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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