Philippe veut accélérer la réforme des retraites qui sera terrible pour les futurs retraités

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Philippe veut accélérer la réforme des retraites qui sera terrible pour les futurs retraités

Après avoir rencontré les « partenaires sociaux »,  E. Philippe a présenté son calendrier de la réforme des retraites Macron-Delevoye au Conseil économique social et environnemental (CESE).

Un monologue de plus d’une heure, pour répéter ce qu'il avait déjà annoncé une semaine plus tôt. Rien de nouveau, il a surtout réaffirmé la détermination du gouvernement de démolir le système de protection sociale hérité du CNR, avec quelques précautions pour tenter de convaincre du bien-fondé de cette nouvelle casse sociale.

Son objectif est de faire adopter la loi avant l'été l’été prochain.  Il a annoncé de nouvelles concertations avec les syndicats à compter de la semaine prochaine mais uniquement sur le « rapport Delevoye ». Tout semble donc ficelé d'avance. Aucune des propositions avancées par les syndicats et notamment la CGT ne sont prises en compte.

Cette phase se déroulerait jusqu'à la fin de l'année autour de 4 cycles : Les mécanismes de solidarités - Les conditions d’ouverture des droits à retraite - Le retour à l’équilibre budgétaire d’ici 2025, le pilotage et la future gouvernance - Les modalités de transition des 42 régimes dans le futur système et les garanties nécessaires.

Des discussions spécifiques auraient lieu avec les secteurs professionnels pour lesquels la transition nécessiterait une adaptation particulière et élaborer un calendrier. Ces rencontres se feront dans un délai très court, puisqu'il veut avoir la remontée d'ici le 15 octobre des différents régimes impactés pour disposer d'un état des lieux et d'un calendrier de travail profession par profession. C'est un véritable coup d'accélérateur.

Il indique que les métiers concernés ne seraient pas dans la réforme tant que les modalités de transition ne seraient pas arrêtées. Mais la ligne est claire : il faudra travailler plus longtemps, et le gouvernement entend développer le cumul emploi-retraite. Ce qui est proprement scandaleux, puisque les retraités avec des petites pensions seront pousser à travailler pendant leur retraite pour gagner 3 sous de plus et dans des petits boulots précaires.

Croyant avoir pour bon exemple le régime complémentaire AGIRC-ARRCO, le premier Ministre s'est complètement fourvoyé en affirmant qu'il s'agissait d'un modèle de paritarisme pour un pilotage d'équilibre. S'agissant justement d'un régime à points, on peut voir les effets de ce pilotage sous contraintes qui fait que l'équilibre résulte de la baisse des prestations servies et de mesures de pénalisations sur les pensions.

Toujours pour mieux diviser les français, il a annoncé l’organisation d’une grande consultation citoyenne jusqu’à la fin de l’année 2019, sur le modèle du Grand Débat : mise en ligne d’une plateforme numérique, et organisation de réunions en territoires par des élus locaux et associations.
 
Comment ce gouvernement peut-il encore parler de concertation quand il ne répond pas à l’urgence sociale et rejette systématiquement les réflexions et propositions avancées par les syndicats ?

Pour la CGT, il est temps qu’il arrête de faire croire que sa réforme pourrait répondre aux inégalités, alors que celles-ci sont dans la vie active et que c'est là qu'il convient de les corriger.

S’il veut savoir ce que pensent les travailleurs, qu’il commence par écouter la colère sociale qui s’exprime depuis des mois dans le pays contre la réforme du code du travail, contre celle du transport ferroviaire public, celle des Gilets Jaunes, celle dans la santé et celle qui s'exprime dans des dizaines d'entreprises privées et publiques.

Les effets d’annonces de Macron après 4 mois de baratin n’ont répondu à aucune souffrance et aucun mal-être.

Le 13 septembre, il a pu se faire une idée de l’opinion de cette réforme avec la grève à la RATP d’une ampleur jamais vue depuis  12 ans, et avec les différents mouvements sociaux qui sont annoncés dans de nombreux secteurs professionnels pour les jours à venir.

Pour les communistes, le débat aura lieu dans la rue dès les 20, 24 et 27 septembre et les jours suivants. Il appelle ses adhérents à se mobiliser, à être présents en nombre dans les actions pour en faire de véritables succès qui dynamisent les mobilisations et le tous-ensemble.

Ils prendront les initiatives nécessaires pour faire connaitre le projet alternatif qu'il met en débat pour reconquérir la retraite pleine et entière à 60 ans avec un financement qui s'appuie sur la cotisation sociale et avec l'objectif de faire cotiser tous les revenus, y compris ceux des actionnaires, des financiers, des rentiers.

"Les rentiers ont touché 298,8 milliards d’euros de revenus financiers pour l’année 2018 ! Ils cotisent 0 pour la retraite ! Voilà un vrai régime spécial qu’il faut supprimer !" a affirmé Fabien Roussel le secrétaire national du PCF à la Fête de l'Humanité.

"Pourquoi ces ultra riches ne cotiseraient-ils pas sur leurs revenus comme vous, comme les ouvrier·e·s, les secrétaires, les infirmièr·e·s ?" a-t-il rajouté fortement applaudi par les milliers et milliers de personnes qui l'écoutaient.

300 milliards d’euros ! En leur appliquant le taux de 10,45%, comme sur les fiches de paye, c’est tout de suite 30 milliards d’euros qui rentrent dans les caisses de retraites ! Ce taux, on peut même le moduler en fonction des choix des entreprises, selon leur politique en faveur de l’emploi, de l’environnement.

Alors stop aux régimes spéciaux de la finance, stop aux privilèges pour la finance !

Telles sont les propositions communistes pour une réforme digne d’Ambroise Croizat : Après l’impôt révolutionnaire, on vous propose la cotisation révolutionnaire !

C’est le chemin pour garantir une vraie pension d-s 60 ans avec un minimum de1500 euros. Voilà ce que nous vous appelons à exiger et à hurler le 24 septembre dans les manifestations !

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