Un 18 septembre chaud à Général Electric Belfort et dans tout le groupe

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Manifestation du 3 juin 2019

Manifestation du 3 juin 2019

GE Belfort : l'intersyndicale présentera mercredi un « plan alternatif » à la direction

L'intersyndicale du site de General Electric (GE) à Belfort, a annoncé vendredi qu'elle proposera mercredi aux dirigeants mondiaux du groupe un « plan alternatif » au projet de restructuration présenté par la direction, lors d'une conférence de presse.

Considérant que Belfort est « le centre mondial des turbines à gaz 50 Hz », l'intersyndicale estime que les « dirigeants mondiaux des activités commerciales, de gestion de projet, d'ingeniérie et de production » doivent être basés dans cette ville, a fait valoir Philippe Petitcolin.

Il s'appuie sur l'accord d'acquisition du pôle énergie d'Alstom par GE, conclu en novembre 2014 sous l'autorité de Macron alors ministre de l'économie.

Ce dernier prévoyait que l'industriel américain crée mille emplois et maintienne l'essentiel des activités de turbines à gaz ainsi que le centre de décision mondiale de cette activité sur le site belfortain.

Le projet de l'intersyndicale repose « sur les réalités de terrain et le niveau de charge » alors que « le marché rebondit en ce moment et GE a vendu plus de turbines à gaz au premier semestre 2019 que sur l'ensemble de 2018 ».

Le géant industriel américain a annoncé fin mai son intention de supprimer près de 1.050 postes en France, dont pratiquement 800 0 Belfort, soit la moitié environ des effectifs de ce site.

Au regard de cette situation, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a demandé à la direction de General Electric « d'améliorer très significativement » son plan de restructuration. Mais il a peu de chances d'être entendu par une direction qui a décidé de saborder cette industrie qui est vitale pour tout le groupe, afin d'améliorer sa rentabilité en coupant les ailes à tout ce qui faire obstacle à la loi de l'argent, peu importe l'état de l'industrie française, l'emploi et les territoires qu'ils ne cessent de malmener.

Un comité de suivi des engagements pris par General Electric (GE) en 2014 lors du rachat des activités énergie d'Alstom sera convoqué début septembre, a aussi annoncé Bruno Le Maire dans un courrier. Il répond ainsi à un ultimatum lancé par les syndicats du site de GE Belfort.

Fin juillet, l'intersyndicale lui avait adressé une «mise en demeure» réclamant notamment «une analyse +robuste+ permettant de vérifier la réalité des engagements pris» par le groupe depuis 2014, alors que le géant industriel américain a annoncé fin mai son intention de supprimer près de 1.050 postes en France.

«Des échanges d'informations me permettent de vous confirmer que je convoquerai un tel comité (de suivi) début septembre, dont l'objet sera de faire un bilan complet de la tenue des engagements de General Electric relatifs à l'activité gaz, dont la compatibilité du plan de restructuration envisagé avec ces engagements», écrit Bruno Le Maire dans ce courrier daté du 14 août.

Demain mercredi 18 septembre, les travailleurs de tous les sites de GE sont appelés à par les syndicats à agir et à faire connaître tant à la direction de GE qu'à l'Etat Français qu'ils rejettent toutes restructurations en cours dans le groupe GE et qu'ils exigent le développement des différentes productions du groupe, la création d'emplois et des investissements nouveaux dans la recherche et les productions.

Publié dans Luttes sociales, Industries

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