3 mauvaises nouvelles, de quoi piquer une grosse colère et aller manifester !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

3 mauvaises nouvelles, de quoi piquer une grosse colère et aller manifester !

En 48 heures trois mauvais nouvelles sont tombées. Si elles peuvent faire peur, elles sont surtout des motifs de colère et des raisons profondes de se mobiliser pour l'exprimer. Il en est ainsi :

1) 4.200 lits d’hôpitaux fermés en 2018. Les établissements français ont à nouveau réduit leur capacité d’hospitalisation complète d’1%, selon un rapport du ministère de la Santé. En cinq ans, 17.500 lits ont été fermés, soit 4,2%. Une situation vivement dénoncée et critiquée par les personnels des urgences, en grève depuis mars 2019 qui contestent ces fermetures de lits et le manque d'infirmiers et de médecins qui fait que le droit à la santé en toute sécurité pour les patients est gravement mise en danger. Cela fait 10 mois de lutte et cela fait 10 mois que le gouvernement et sa ministre Buzin refusent d'écouter et continuent leur de travail de casse comme cela zest prévu dans le projet de budget 2020. La motivation va se renforcer pour poursuivre et amplifier la grève des urgences et de l'ensemble des personnels de santé qui sont tous mis à la même enseigne.

2) Les plus de 50 ans toujours plus touchés par le chômage. Selon la Cour des Comptes, la part de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans a doublé depuis 2008. Un constat qui confirme que la précarité des seniors augmente. La durée de leur chômage s’allonge et la part de chômeurs très longue durée serait passée de 26 % à 35 % en dix ans. D'un côté le gouvernement veut reculer l'âge du départ en retraite avec une nouvelle contre-réforme et de l'autre les patrons ne veulent plus garder ces salariés dans l'emploi car jugés pas assez rentables du fait de leur âge ne leur permettant plus de travailler à des rythmes infernaux terribles pour la santé et du fait de leur niveau de salaire acquis tout au long de leur ancienneté. Alors le patronat les jette au chômage, que la société se débrouille avec ! Scandaleux ! Cela démontre de l'urgence de revenir au droit à la retraite à 60 ans. Car on ne veut pas voir des jeunes mourir au chômage alors que dans le même temps nos anciens meurent de surtravail !

3) La pauvreté progresse en France. Le taux de pauvreté, dont le seuil correspond à 60% du revenu médian, s'est établi à 14,7% de la population en 2018, en augmentation de 0,6 point, selon l'Insee. Cette évolution serait principalement due à la forte hausse des revenus financiers chez les plus aisés, désormais soumis au prélèvement forfaitaire unique (ou "flat tax”) abaissant la fiscalité dans ce domaine, à la baisse des allocations logement dans le parc HLM, à l'insuffisance des salaires (la France est une machine à produire des salariés pauvres) et à des minima sociaux trop bas ne permettant plus de sécuriser la vie de nos concitoyens. Avec l'emploi en berne, c'est la défaillance majeure de l'Etat et de sa gestion faite que pour les riches. En 2018, quelque 9,3 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté.

Ces trois données sociales trouvent la sources de leur aggravation dans la politique de Macron comme en témoigne encore le projet de budget 2020. Cela explique aussi le retour d'une combativité permanente depuis deux ans et qui tend à s'élargir au point d'inquiéter fortement l'éxécutif à quelques mois des municipales.

Elles confirment d'agir encore plus fortement unis et ensemble comme le proposent les organisations syndicales pour le 5 décembre.

Publié dans Luttes sociales, Economie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article