Après 10 jours, la grève se poursuit aux dérivé chlorés d'Arkema Jarrie

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Après 10 jours, la grève se poursuit aux dérivé chlorés d'Arkema Jarrie

La direction de l'établissement après 10 jours de grève aux dérivés chlorés a fait une proposition. Après lecture, discussion et concertation des grévistes, il a été décidé :

  • Une paix sociale pour laisser travailler la direction pour enfin mettre en œuvre une dynamique sur le maintien en état de l’atelier n’est pas acceptable. Le montant des primes est ridicule vis-à-vis du vécu dans les ateliers.  
  • Pas de considération sur le poste de PMP
  • Un engagement sur des prises d’échantillons et des garnitures mais quid du nettoyage de l’atelier, du matériel de protection à installer etc. le plan d’action ne prévoit rien de concret avant la mi 2020.  
  • Rien sur le temps de douche.   

La direction durcit le ton, ne veut pas aller sur le terrain des revendications des salariés mais seulement sur ses sujets à elle.  
 
Les grèves CARMO, des CE spéciaux Jarylecs qui ont duré 7 heures, des revendications économiques pour l’installation d’une unité industrielle, des jours entiers d’arrêts d’unité par manque de pompes, bouchage de tuyauteries, des fuites …
 
On devrait passer l’ardoise et se mettre en marche avec le sourire.  
 
Les primes de milieu ont été intégrées dans les bases début 2000, et on permit d’avoir des mini de poste élevées. Donc aujourd’hui, on ne peut plus revendiquer une prime de milieu, de salissure, de contraintes, appelons là comme on veut.

Pourtant, le manque d’investissement chronique, le manque de recherche et de développement, peu de soutien techniques, tout cela produit un atelier en souffrance.  Et ce sont ceux qui sont au plus près qui souffrent. C’est Jarrie qui souffre.
 
Notre BU Oxygénée ne doit pas abandonner notre activité chlorochimique.
 
Les grévistes refusent la proposition de la direction qui ne colle pas avec leurs problématiques.  La direction ne proposera rien de plus. 

La grève se prolonge donc ! 
 
Un CSE extraordinaire a lieu jeudi matin, avec la visite sans doute de la Direction Générale pour venir discréditer le mouvement qui se bat pourtant pour une juste cause, travailler en sécurité et sereinement. 
 
Faire grève n’est pas un plaisir Les salariés ne demandent  pas grand-chose. Juste qu’on reconnaisse leur implication et leur professionnalisme dans des conditions de marche dégradées par les critères de gestion de la direction axés sur les profits et le fric !

Sources CGT
 

Publié dans Luttes sociales, Industries

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