La liste de ceux qui ont croqué dans la vente d'Alstom à General Electric

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

La liste de ceux qui ont croqué dans la vente d'Alstom à General Electric

Au moment où les salariés de General Electric se mobilisent pour défendre leur emploi et le fleuron industriel que constituait le groupe Alstom, un article de Marianne vient conforter la légitimité des actions dans le groupe GE comme à Grenoble, Belfort ou Villeurbanne. Cet article révèle la liste de ceux qui en ont croqué au moment du bradage par Macron alors ministre de l'économie de l'Alstom au yankee General Electric.

Que dit l'article (Extraits)

Des sociétés ont empoché plus de 100 millions d'euros dans la vente d'Alstom Energie à General Electric en 2015. La plainte d'Olivier Marleix évoquant un possible "pacte de corruption" pour avoir remarqué des similitudes dans la liste de dîners de levée de fonds d'En Marche et des personnes intéressés dans la vente a été saisie par le PNF.

La scène se déroule à l'Assemblée nationale, fin 2017, loin des caméras. Arnaud Montebourg livre aux députés de la commission d'enquête sur la vente d'Alstom, réunis à huis clos, son sentiment sur le deal entre le fleuron français et le géant américain General Electric. « Tout Paris avait été loué », lâche l'ancien ministre de l’Économie.

Si cette opération a déstabilisé l'entreprise leader de la vente de turbines à gaz, au point qu'un plan menace aujourd'hui de supprimer 1000 d'emplois à Belfort, une poignée d'intermédiaires ont bel et bien profité de cette vente pour décrocher le gros lot.

Il découle de documents exclusifs auxquels Marianne a eu accès qu'une quinzaine de grandes entreprises, conseillères d'Alstom, se sont partagé la bagatelle… de 105 millions d'euros.

Les chiffres ne concernent pas GE, mais Patrick Kron, l'ex-PDG d'Alstom, n'envisage pas qu'ils soient inférieurs. « Étant donné le nombre d'avocats que nous avions face à nous, sauf à avoir très bien négocié avec eux, ils ont payé encore plus cher », a-t-il déclaré devant la commission d'enquête, en avril 2018.

Ces sommes-là ont, en tout cas, permis de s'attirer la bienveillance et la diligence d'une partie des réseaux de pouvoir parisiens.

Publié dans Industries, Finances-riches

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