Les grands acteurs de la Résistance sans lesquels la libération du pays était impossible

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Henri Rol Tanguy et les noms des membres du comité parisien de la Libération dont André Tollet le Président
Henri Rol Tanguy et les noms des membres du comité parisien de la Libération dont André Tollet le Président
Henri Rol Tanguy et les noms des membres du comité parisien de la Libération dont André Tollet le Président

Henri Rol Tanguy et les noms des membres du comité parisien de la Libération dont André Tollet le Président

Le signal déclencheur de l'insurrection populaire de la libération de la France a été donné par le monde du travail, ses militants syndicaux et politiques.

Le 17 avril 1943, les cadres des deux mouvements réunis de la CGT - CGTU (André Tollet, Henri Raynaud - Louis Saillant et Robert Bothereau) se sont réunis chez Henri Fritsch au Perreux sur Marne pour établir les accords de réunification dans la résistance de la Confédération Générale du Travail facilitant la création du Conseil National de la Résistance (CNR)

Le 6 juin 1944, hormis le commando Kieffer (effectif 177), le Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF) n’est pas associé aux opérations militaires du débarquement. Le Général Dwight David Eisenhower (surnommé Ike [aɪk]) s’adresse aux Français sans mentionner l'existence de cette représentation nationale ; les Résistants, par la voix du CNR et des Comités Départementaux de Libération (CDL), émettent une vigoureuse protestation.

Le 18 juin 1944, le CNR, après avoir consulté tous ses membres, lance un appel général à l’insurrection.

Le 10 août, répondant à l'appel du CNR, les cheminots se mettent en grève bloquant la circulation ferroviaire de l'occupant, suivis par celle des PTT, du bâtiment, des métallos, puis des métros.

Le 14 août, les organismes résistants de la police décident de se lancer ouvertement dans le mouvement et Henri Tanguy membre de la CGT (colonel Rol chef de la résistance Ile De France) prend l’initiative de rompre la stricte clandestinité qui prévalait jusqu’alors.

Entre le 10 et le 17 août, la répression de l'occupant s’emballe : une des plus connue, trente-sept résistants qui ont été massacrés à la cascade du bois de Boulogne.

Ce même 17 août, le Comité parisien de libération, présidé par le syndicaliste CGT André Tollet, décide de passer à l’insurrection.

Le 18 août, la CGT et la CFTC lancent un mot d’ordre de grève générale, les élus communistes appellent à l’insurrection et Rol lance son ordre de mobilisation générale :

"Français, tous au combat! Ouvrons la route de Paris aux armées victorieuses. Vive De Gaulle, Vive la France."

Le 19, la Préfecture de police est occupée par les policiers résistants.

À partir de là, les combats ne cesseront plus, malgré les tentatives de trêve.

Le 21 août, la presse résistante paraît au grand jour après 317 numéros clandestins du journal L'Humanité jusqu'à la Libération, soit plus que toutes les autres publications réunies

Le 22 août, Paris se couvre de barricades.

Au même moment, le Général Leclerc (Philippe de Hautecloque), qui piaffe d’impatience à Laval, donne l’ordre à la neuvième compagnie du régime de marche du Tchad, de la 2e DB, de marcher sur Paris.

Le 24 août, un détachement blindé, composé de républicains espagnols, entre dans Paris, tandis que les forces de Leclerc sont en banlieue Parisienne (Fresnes).

Le 26 août, Leclerc entre dans Paris.

Rappelons que chaque jour des patriotes ont été fusillés, comme les 37 de la cascade du bois de Boulogne, le 17 août.

Merci à tous et toutes qui ont fait le coup de feu dans la région Parisienne, jeter des bouteilles incendiaires sur les véhicules de la Wehrmacht.

Merci à nos Camarades de toutes nationalités qui malgré les risques, la répression sauvage ont continué à mener le combat.

Soyons aujourd'hui digne de leur sacrifice
Sources : Linkedin Generali CGT

Publié dans Histoire, La Résistance

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