Crise en Bolivie : après le coup d'Etat, l'armée oblige Evo Morales a démissionner

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Crise en Bolivie : après le coup d'Etat, l'armée oblige Evo Morales a démissionner

Au mépris des institutions et de l'élection présidentielle qui a vu Evo Morales être élu dès le 1er tour, la droite bolivienne, avec l'appui des américains et des gouvernements de droite de la Région, ont tenté un coup d'État dans le but de voler au peuple bolivien sa victoire électorale.

Ce coup d'État a déclenché d'intenses journées de violence dans le pays animées par les forces réactionnaires et fascisantes qui ont coûté la vie à des centaines de personnes, fait des centaines de blessés notamment parmi les populations autochtones.

Ainsi l'opposition de droite refuse de reconnaître sa défaite électorale et a recourt à la violence contre la démocratie, ce qui constitue une menace pour la stabilité de la Bolivie et de toute la région.

Evo Morales a invité les forces politiques au dialogue pour la paix en Bolivie, et a appelé les organisateurs des manifestations violentes à " réfléchir profondément " et a fait appel à son peuple afin qu'il se mobilise pour défendre la démocratie. La seule réponse de la droite fut un déchainement de violences de groupuscules néofascistes et de paramilitaires.

Afin que les choses ne dégénèrent pas, il a proposé de nouvelles élections et des changements du tribunal suprême.

Mais l'aggravation de la situation se poursuivit, avec des mutineries d'unités policières dans plusieurs régions et l'occupation de médias d'Etat par des manifestants. L'injonction de l'armée l'enjoignant à quitter le pouvoir alors que des ministres démissionnaient ont eu raison d'Evo Morales qui a annoncé sa démission lors d'une allocution télévisée dimanche. Sa promesse d'élections anticipées n'a pas suffit pour calmer la situation.

Dans son allocution télévisée, prononcée avec son vice-président Alvaro Garcia Linera, Evo Morales a déclaré :  "Je renonce à mon poste de président". Le leader indigène a 60 ans, il était Président depuis 2006 et avait obtenu des résultats remarquables au plan social et économique.

"Le coup d'Etat a été consommé", a déclaré le vice-président. "Notre démocratie est en danger à cause du coup d'Etat en cours que des groupes violents ont lancé contre l'ordre constitutionnel", avait estimé Evo Morales vendredi soir.

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