Encore une énorme journée avec 1 300 000 manifestants dans toute la France

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Encore une énorme journée avec 1 300 000 manifestants dans toute la France
Encore une énorme journée avec 1 300 000 manifestants dans toute la France

La mobilisation contre la réforme des retraites de Macron est repartie à la hausse ce vendredi avec 1 million 300 000 manifestants dans plus d'une centaine de manifestations. Les salariés, les citoyens de toutes les générations ne lâchent rien !

Bien sur une telle mobilisation met en grande difficulté le gouvernement qui s'accroche mais sans pouvoir renouveler leur arguments qui depuis 2 mois ont été démontés les uns après les autres. Le mouvement social bénéficie par ailleurs d'une forte mobilisation politique des forces de gauche qui multiplient les initiatives sous l'impulsion du parti communiste qui retrouve avec la lutte une seconde jeunesse.

Elles et ils étaient 380 à 400 000 à Paris, 180 000 à Marseille, 20 000 à Lyon, 50 000 au Havre, 40 000 à Bordeaux. Dans de nombreuses villes, les participations de ce 24 janvier étaient supérieures à celles du 16 janvier. C'est un pied de nez impressionnant à la stratégie du pourrissement conduite avec acharnement et mépris par Macron, le gouvernement et le patronat

Avec les mobilisations à la hausse s’ajoute la tonalité et les expressions collectives nouvelles, joyeuses et créatives appréciées par les milliers de personnes sur les trottoirs.  La lutte prend une tournure visuelle détonante qui marque l’espace public et les esprits.

Jeudi soir déjà, les flambeaux avaient illuminé les villes du pays pour refuser des retraites en lambeaux. Les slogans se multiplient sur les murs des villes comme le remarque Clémentine Autain dans Regards : « On veut des vieux jours heureux », « Tout vient à poing à qui grève ensemble », « Marre de simuler ma retraite, je veux en jouir ! », « Les miettes, c’est pour les pigeons »…

Les robes d’avocats, les blouses de médecins, les cartables sont jetés en signe de colère et avec l'exigence de travailler mieux et de vivre mieux de son travail et de sa retraite. Les rats de l’Opéra dansent, les pompiers se couchent par terre. Les chansons parodiques se multiplient, avec le tube d’Attac qui tourne en boucle : « À cause de Macron ! »

Après les cheminots et la RATP, d’autres professions qui ont pris le relais.  C'est impressionnant, ça s'amplifie, s'élargit et se durcit. La, les colères s'expriment et les sondages constatent aujourd’hui encore, que plus de 61% des Français rejettent la réforme des retraites de Macron. Et sept Français sur dix pensent que le mouvement va continuer.

Face à cette lame de fond, le pouvoir fonce dans le mur, il provoque, il s’obstine, joue de la matraque et du mansonge. Alors que le projet de loi doit entrer en débat à l’Assemblée nationale mardi, Macron a demandé aux Français d’aller se faire voir en dictature. Ses mots sonnent comme une énième provocation d’une arrogance inouïe, signe aussi d'une grande fébrilité au moment où le Conseil d'Etat déplore les « projections financières lacunaires » (sur la hausse de l’âge de départ à la retraite, le taux d’emploi des seniors, les dépenses d’assurance-chômage et celles liées aux minima sociaux), du gouvernement et un recours aux ordonnances qui « fait perdre la visibilité d’ensemble ».

Le Conseil d’Etat n’a eu que trois semaines pour rendre son avis sur le projet modifié à six reprises par le gouvernement, ce qui « ne l’a pas mis à même de mener sa mission avec la sérénité et les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique de l’examen auquel il a procédé », estime-t-il.

Une « situation d’autant plus regrettable » qu’il s’agit d’une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir (…) l’une des composantes majeures du contrat social », ajoute la plus haute juridiction administrative française.

C'est un avis très sévère. Et pan sur ton bec ! Voilà que maintenant en plus des Français, en plus de la grande majorité des syndicats, en plus de la gauche rassemblée contre leur projet, Macron et le gouvernement ont contre eux le Conseil d'Etat sans parler des députés maconistes qui quittent le navire comme des rats. La défaite politique est là, terrible. Une seule solution : le retrait pur et simple et l'ouverture d'une négociation sérieuse pour une réforme de progrès social et de civilisation.

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