Rapport OXFAM : les capitalistes français plus riche que jamais

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Rapport OXFAM : les capitalistes français plus riche que jamais

Dans son rapport annuel sur les inégalités mondiales, publié le 20 janvier, OXFAM, organisation qui a pour objectif de mobiliser contre la pauvreté, rappelle que « les 1 % les plus riches possèdent désormais plus du double de la richesse de 6,9 milliards de personnes, soit 92 % de la population mondiale ».

« Si chaque personne s’asseyait sur ses richesses sous la forme de billets de 100 dollars empilés les uns sur les autres, la plus grande partie de l’humanité serait assise sur le sol. Une personne de la classe moyenne vivant dans un pays riche serait assise à la hauteur d’une chaise. Les deux hommes les plus riches au monde se retrouveraient dans l’espace. »

« Les milliardaires français ne se sont jamais aussi bien portés. En 2018, leur fortune a augmenté plus vite que les autres milliardaires dans le monde » : les 41 milliardaires, sont quatre fois plus nombreux qu’après la crise financière de 2008 !

Le patron de LVMH, Bernard Arnault, « symbolise à lui seul l’enrichissement des ultra-riches en France », note l’association, en illustrant : « Si quelqu’un avait pu économiser l’équivalent de 8.000 euros par jour depuis la prise de la Bastille, il n’arriverait aujourd’hui qu’à 1 % de la fortune de Bernard Arnault ».

Pourquoi de telles inégalités ?

Le rapport d’Oxfam pointe un « modèle économique défaillant [qui] a mis un pouvoir et des richesses considérables entre les mains d’une élite fortunée ». Oxfam dénonce clairement les mesures fiscales prises par le gouvernement de M. Macron : « L’instauration de la flat tax et la suppression de l’ISF [impôt de solidarité sur la fortune] ont accentué cette tendance en diminuant de nouveau la participation des plus riches à notre système de redistribution ».

D’après un rapport du Sénat, le top 100 des contribuables qui payaient l’ISF a gagné en moyenne 1,7 millions d’euros chacun grâce à ces mesures, sans impact visible sur l’investissement, qui était pourtant la justification de la réforme.

Pour Pauline Leclère porte-parole d’Oxfam France, « les inégalités indécentes sont au cœur de fractures et de conflits sociaux partout dans le monde car personne n’est dupe : la crise des inégalités traduit la complicité plus que l’impuissance des États à agir pour la combattre. Les inégalités ne sont pas une fatalité, elles sont le résultat de politiques sociales et fiscales qui réduisent la participation des plus riches - entreprises et particuliers - à l’effort de solidarité par l’impôt, et fragilisent le financement des services publics. Transports, éducation, santé, système de retraites… sont sacrifiés alors qu’ils sont décisifs pour lutter contre la pauvreté ».

Article de Pierre-Alain Millet publié sur le blog Faire vivre le PCF

Publié dans Finances-riches

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