Retraites : à la Cnieg, les fédérations syndicales disent non à la réforme

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Retraites : à la Cnieg, les fédérations syndicales disent non à la réforme

Lors de la réunion du conseil d’administration de la Caisse nationale des Industries électriques et gazières, les représentants des quatre fédérations syndicales représentatives des IEG (CGT, CFE-CGC, FO et CFDT) ont voté contre le projet de retraite présenté par le gouvernement.

Le 17 janvier dernier, des représentants de la Sécurité sociale siégeant à la Cnieg ont indiqué aux administrateurs qu’un terme devrait être mis aux dispositions statutaires concernant les retraites des IEG, et ce, par ordonnances prises dans un délai de 6 à 12 mois.

La Cnieg, qui gère la retraite des électriciens et gaziers, est un organisme paritaire de sécurité sociale. Les quatre fédérations représentatives dans les IEG disposent chacune de deux sièges. Pour les employeurs, les sièges sont répartis entre deux groupements : l’Union française de l’électricité (UFE, 6 sièges), et l’Union nationale des employeurs des Industries gazières (Unemig, 2 sièges).

Pour les fédérations syndicales des IEG, ce texte signe la “liquidation” du régime statutaire des retraites des électriciens et gaziers, et impose une baisse des pensions allant de 20 à 40 % : elles se sont donc prononcées contre. Les représentants des employeurs se sont prononcés en faveur de la réforme. 

Le projet de loi, dit de “système universel de retraite”, qui sera prochainement soumis à l’Assemblée nationale, comporte selon les fédérations de “nombreux trous”, notamment sur les mesures d’âge de départ et de financement, sur la pénibilité et la conversion en points des droits acquis, ainsi que sur “l’ingénierie financière” à mettre en place dans les IEG pour tenter de compenser (comment et pour combien de temps ?) les pertes de revenu induites par ce projet, notamment la perte induite par le calcul de la pension sur les six derniers mois de la carrière.

Autant d’incertitudes qui ont conduit à un refus unanime des fédérations syndicales, tandis que la mobilisation sociale se renforce dans les IEG où les salarié·es multiplient les initiatives.

L’expression des salarié·es est une donnée incontournable du traitement de ce dossier majeur pour les agents et leurs familles.

L’intersyndicale (CGT, CFE-CGC, FO) appelle à une nouvelle journée d’action le vendredi 24 janvier prochain, notamment dans les IEG qui font l’actualité de ce mouvement social inédit.

Publié dans Protection sociale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article