Un gouvernement irrationnel qui joue un jeu très dangereux qui va faire boomerang !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

150 000 à Paris, 17 000 à Lyon et des dizaines de milliers dans toute la France
150 000 à Paris, 17 000 à Lyon et des dizaines de milliers dans toute la France
150 000 à Paris, 17 000 à Lyon et des dizaines de milliers dans toute la France
150 000 à Paris, 17 000 à Lyon et des dizaines de milliers dans toute la France
150 000 à Paris, 17 000 à Lyon et des dizaines de milliers dans toute la France

150 000 à Paris, 17 000 à Lyon et des dizaines de milliers dans toute la France

500 000 manifestants le samedi 11 janvier après les 1 700 000 le 9 janvier. Sous la pression de la rue et de l'opinion publique qui très majoritairement, soutient la grève et le mouvement, Macron, le 1er ministre et Laurent Berger ont monté une opération de toute pièce qui risque de leur revenir dans la figure comme un boomerang.

Les Français ne sont pas dupes du faux recul du gouvernement sur "l'âge pivot" retiré provisoirement et transformé en "âge d'équilibre" pour atteindre l'équilibre financier des retraites dont les conditions sont imposées par le gouvernement et qu'ils ne changent pas d'un pouce. Cela conduit tout droit à un recul en "trompe l'oeil" pour imposer la retraite par points et la capitalisation qui brisent les solidarités intergénérationnelle et nationale donc la répartition. Sur fond d'individualisation, cela conduit tout droit au recul de toutes les pensions (de l'ordre de 25% en moyenne). Par ailleurs le gouvernement maintient la suppression des régimes spéciaux.

Macron ose parler d'un "compromis constructif et de responsabilité" ! soit il considère que la discussion est close et tente le coup de force, soit il avoue qu'il a déjà dans sa poche l'accord de la CFDT sur cette mascarade et alors il s'agit d'un fait grave qui peut-être la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Macron n'est pas assez malin pour bluffer !

Le 1er ministre, grand manoeuvrier, a demandé aux syndicats CFDT, UNSA et CFTC de trouver un accord avec le patronat pour assurer l'équilibre du système dans les conditions qu'il a lui-même fixées depuis fin novembre (rien a bougé) et notamment sans hausse du coût du travail, c'est à dire sans hausse des cotisations sociales afin de ne pas toucher aux profits !

De fait on se dirige tout droit soit vers la baisse des pensions soit vers un échec obligé de cette fausse négociation.

Le 1er ministre sachant très bien à quoi s'en tenir fait un chantage odieux et minable : à défaut d’accord, les pouvoirs publics prendront seuls les mesures nécessaires pour atteindre l'équilibre d'ici 2027 et le tout par ordonnances. Il pense que cela sera suffisant pour passer les municipales sans trop de déboires. Il a tout le temps ensuite de reprendre la main et d'imposer la réforme de manière autoritaire, c'est à dire par ordonnances et sans tenir compte de l'avis de ces syndicats !

Après la trahison de Berger, c'est donc le second acte qui se joue, le cocufier dans les grandes largeurs et lui faire porter la responsabilité de l'échec, d'une mise en oeuvre autoritaire d'une retraite par points qui est viciée dès le départ car n'ayant qu'un seul objectif faire baisse les pensions tout en créant l'incertitude sur l'âge du départ, comme le rappelait si bien François Fillon, il y a quelques années !

Le gouvernement fait preuve d'un cynisme totalement irrationnel. En prenant les Français pour des imbéciles, il prend le risque de voir le mouvement social s'élargir et se consolider comme appellent à le faire la CGT, FO et la FSU qui ont vu très clair dans l'opération Macron-Philippe-Berger!

Ainsi le gouvernement continue de prendre la lourde responsabilité de mettre divers secteurs de l'économie française en grande difficulté.

Au-delà de la SNCF et de la RATP, dont les pertes avoisineraient déjà 700 et 100 millions d’€, d'autres secteurs sont impactés par les 36 jours de mobilisation, la plus longue grève depuis mai 1968. Dans l’hôtellerie-restauration, le manque à gagner atteindrait ainsi près de 750 millions d’€. Du côté des commerces des centres-ville, les pertes représenteraient entre 20% et 40% de chiffre d’affaires en Ile-de-France.

Les réactions de Bruno Lemaire à cette situation relèvent vraiment de l'irresponsabilité et de l'irrationnel !

Comme on va comparer 2019-2020 à 1968, on peut estimer qu'avec un nombre de jours de grève supérieur à 1968, les conquis sociaux de la grève 2019-2020 devraient être équivalents pour le peuple français.

Une brèche est ouverte, le gouvernement est en position de faiblesse et de défense, faisons en sorte que sa grossière manoeuvre fasse boomerang !

Ne lâchons rien et mobilisons-nous encore plus largement en élargissant la grève et les manifestations partout. Faisons du 14 janvier un nouveau temps fort historique ! Rien n'est joué on va l'emporter !

Faisons vivre, les propositions pour une réforme des retraites de progrès social et de civilisation déjà publiées dans ce blog et reprises sous forme de tract dans notre ville de Pierre Bénite.