A l'occasion de sa visite au salon de l'agriculture, Macron doit faire face à la rue mobilisée

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

A l'occasion de sa visite au salon de l'agriculture, Macron doit faire face à la rue mobilisée
A l'occasion de sa visite au salon de l'agriculture, Macron doit faire face à la rue mobilisée

67ème samedi de mobilisation des Gilets jaunes très réussi avec de l'ambiance dans les rues comme à Toulouse, Lille, Montpellier, Caen ou au salon de l'agriculture à Paris où Macron était en visite.

Il a du, une nouvelle fois, faire face à la contestation qui ne désarme pas malgré l'autoritarisme et la répression dont fut encore victime Eric Drouet venu manifester pacifiquement au Salon et arrêté par les forces de l'ordre et mis en garde à vue pour rébellion !

Macron a du répondre à une vive interpellation d'une femme venue manifester au Salon.  « Vous ne recevez pas les gilets jaunes », a lancé cette femme, se présentant comme contrôleuse de gestion dans la finance et disant avoir participé aux 67 samedis de mobilisation des gilets jaunes depuis novembre 2018.

« Vous me structurez un groupe et je vous reçois sans problème », lui a répondu le chef de l’État qui, tout au long de la crise, n’a jamais reçu de groupe de gilets jaunes à l’Élysée.  La Gilet jaune lui a répondu : « ça va mal finir » et elle énuméré les griefs à l'encontre du chef de l'Etat notamment la réforme des retraites et le RIC.

« Ça fait 67 samedis que je suis mobilisée, j’ai vu tomber des amis, je me prends des grenades de désencerclement, je vis la guerre tous les samedis », a encore lancé la dame à Emmanuel Macron.

« C’est parce qu’il y a des gens qui sont devenus extraordinairement agressifs », lui a répondu le président, proposant « d’arrêter de sortir manifester comme ça ». Il confirmait ainsi que les forces de l'ordre avaient pour mission de décourager les gens de venir manifester ! Est ce une explication des violences policières ?

Prenant un ton provocateur et méprisant, le Président de la République a ajouté  « Je ne crois pas qu’il y ait tant de monde que ça dans la rue. Parfois aussi, vous êtes en colère sur des choses qui ne sont pas vraies ». Concernant les retraites, Emmanuel Macron a défendu sa réforme et s’est dit prêt à « faire un grand débat » sur la question. C'est pourtant ce que lui ont demandé les députés communistes à l'Assemblée nationale en début de semaine en organisant un référendum soutenus à 67% par l'opinion publique, et auxquels la majorité la REM a répondu NON !

Quant au référendum d’initiative citoyenne (Ric), une des revendications phare des gilets jaunes, M. Macron a rappelé qu’il n’avait « jamais été favorable au référendum d’initiative populaire », mais favorable à ce qu’on abaisse le seuil du référendum d’initiative partagée déjà en place.

Il a eu l'occasion de le faire sur la privatisation d'ADP où le million de signataires a été dépassé. Pourquoi ne le fait-il pas ?

Peut être parce que la rue n'a pas encore assez poussé ?

Publié dans Luttes sociales

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