Mobilisation chez Renault face à une nouvelle tentative d'augmenter le coût du capital contre l'emploi et les salaires

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Mobilisation chez Renault face à une nouvelle tentative d'augmenter le coût du capital contre l'emploi et les salaires

Mobilisations dans les usines Renault le lundi 17 février à l'initiative de la CGT mise en situation d'alerte suite aux annonces de la direction du groupe. C'était le 1ère réunion NAO pour 2020 avec déjà l'annonce d'une baisse de 26% de la prime d'intéressement.

La direction du groupe annonce qu'elle veut réaliser le transfert de 2 milliards par an (20%) sur 3 ans de ses coûts de production (salaires et emplois) vers le coût du capital (les profits) afin de pouvoir continuer à alimenter les dividendes des actionnaires et certainement financer la retraite énorme de Carlos Ghosn. 

Une quarantaine d'usines dans le monde seraient menacées avec la destruction de milliers d'emplois directs et dans la sous-traitance. Pour justifier cette orientation financière contre l'industrie, la direction prétexte une perte de 146 millions d'€ en 2019..

Pourtant la situation du groupe est florissante. Un chiffre d’affaire de 55 milliards en 2019, une trésorerie de 16 milliards d’euros, le versement d’un acompte sur les dividendes de 342 millions aux actionnaires. C’est la 1ère fois depuis 10 ans qu’il enregistre une perte.

En 2017 la presse financière déclarait Renault « champion de la rentabilité », réalisée comme chez PSA par le blocage des salaires, les délocalisations de la production dans les pays à bas coût, les suppressions permanentes d’emplois et les cadeaux du gouvernement : allègements fiscaux, suppressions de cotisations sociales.

Cette fois, Renault dit « vouloir avant tout ne pas rebuter les actionnaires et les créanciers ». La direction vise à : Rassurer la bourse pour garder le cours de l’action à son niveau, assurer aux actionnaires que des dividendes en hausse continueront à leur être versés.

Les critères de gestion de la direction au nom de la préservation des emplois font une nouvelle fois la démonstration qu’ils ne servent que des objectifs financiers formalisés dans l’accord 2017-2019 signé entre la direction et les syndicats réformistes et fragilisent dangereusement l'entreprise.

La CGT dénonce ces annonces et a appelé les salariés de Renault à une première journée d’action ce 17 février.

Seule la lutte massive et unitaire peut faire reculer la direction. Nous apportons notre soutien à cette lutte pour la défense de l'emploi industriel.

Publié dans Luttes sociales, Industries

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