Quand l'enjeu du vote du 15 mars se confond avec l'enjeu de lutte !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Quand l'enjeu du vote du 15 mars se confond avec l'enjeu de lutte !
 

A quelques jours d'un scrutin important pour les Français avec le renouvellement des équipes municipales, le 49-3 semble se profiler à l’horizon. Pourtant,  72% des français désapprouvent l’emploi du 49-3 par le gouvernement qui veut imposer de force sa réforme des retraites aux conséquences terribles pour tous.

Alors que l’assemblée nationale se confronte au refus d'un débat sur le fond, le gouvernement veut accélérer sa prise de décision. La question ne sera pas close pour autant. Le « Figaro » note que si le 49-3 règle la question du parlement en le violant, « les oppositions syndicales seront plus difficiles à surmonter». C’est une réalité incontournable.

La journée interprofessionnelle du 20 février, a confirmé après plus de 2 mois ½ de mobilisations, la détermination à poursuivre, à développer l’action tenace et rassembleuse jusqu’au retrait de cette contre-réforme qui signifierait un recul considérable pour les droits à la retraite pour toutes les catégories de travailleurs du secteur public ou privé, pour toutes les générations actuelles et futures. Un véritable recul de civilisation.

De partout et en permanence des actions se déroulent dans le pays. L’intersyndicale CGT –FO-FSU-Solidaires- FIDL- MNL- UNL- UNEF, appellent à une action le 8 mars journée internationale des femmes et le 31 mars journée nationale de grève interprofessionnelle et de manifestations pour faire échec à ce projet.

Par ailleurs, des actions se préparent dans d’autres secteurs ou la politique du capital prépare encore de graves régressions. Comme dans l’enseignement supérieur et la recherche, ou la situation est déjà bien dégradée depuis la réforme de 2006. Macron veut accélérer leur adaptation aux objectifs du capital. Le 5 Mars sera une journée de lutte contre sa réforme et pour obtenir les moyens nécessaires à la recherche.

Des actions se développent par ailleurs contre les suppressions massives d’emploi et pour les salaires et de leur côté les étudiants se mobilisent contre la sélection à l’université, la réforme du Bac. Blanquer et ses relais tentent d’empêcher les actions par des mesures de coercition : des Universités ont renforcé les barrières pour limiter le plus possible le droit syndical des étudiants.

Les menaces d’épidémie du Coronavirus amènent la France à prendre des mesures au moment où l’hôpital public, confronté à ce virus, souffre d'un manque de moyens financiers et humains qui motive la lutte entamée depuis 1 an par les hospitaliers. Les moyens qui seront attribués aux services chargés de traiter les infections, se feront au détriment d’autres services, ce qui n’est pas sans poser de graves problèmes.

A la lumière de toutes ces luttes d'actualité, on constate que chaque question - retraite – emploi - salaire – chômage – recherche – enseignement - santé … est un enjeu de classe avec en son centre, quelle utilisation des richesses produites par les salariés ? Dans l'entreprise, dans les collectivités (Villes, métropole, Régions) au niveau de l'Etat et de l'Europe, les richesses sont-elles utiles aux êtres humains ou vont-elles être encore accumulées par quelques-uns au détriment de l'intérêt général ?

Le capitalisme a pour obsession, la recherche du profit maximum pour accumuler toujours plus de richesses. Pour cela il lui faut exploiter tout et toujours plus en permanence.

Pour repousser, stopper ces « contre-réformes », les attaques en tous genres, pour imposer des revendications, des conquêtes sociales, nous ne disposons que d'une seule arme : la lutte du plus grand nombre qui se traduise par la grève avec de multiples actes, qui s'exprime dans les rues en manifestant et dans les urnes en votant pour les listes de la gauche unie ou des communistes, et en sanctionnant donc fortement la droite, Macron, le Modem et l'extrême-droite.

C'est ce que des millions de Français doivent faire dès le 1er tour des municipales le 15 mars 2020. 

Un large mouvement de luttes se développe depuis trois ans : cheminots, code du travail, Gilets jaunes, hôpitaux, retraite, réforme Blanquer, recherche, mobilisation des jeunes pour le climat etc. Continuons à le faire grandir, partout dans les entreprises, les établissements d’enseignements.

Pour faire reculer le pouvoir actuel, il faut comme hier, lutter sans relâche, tous ensemble, unis, de plus en plus forts car le capitalisme ne changera jamais de lui-même, il ne recule que contraint et forcé avant de repartir à l’attaque.

Pour faire une autre politique, utiliser les moyens considérables, extraordinaires de notre époque pour faire une politique au service du peuple, il faut lutter en permanence contre le capitalisme, lui reprendre des pouvoirs pour l'empêcher de nuire et pour construire une autre société, une autre civilisation, faite pour les êtres humains et par les êtres humains.

C'est cela qui doit devenir l’exigence du plus grand nombre et s'exprimer dans les urnes le 15 mars !

C’est le combat du Parti Communiste, menons le ensemble !

 

Publié dans Elections, Luttes sociales

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