Pas d'union sacrée entre les salariés et les patrons, la lutte des classes se poursuit avec au coeur, le profit ou la vie !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Pas d'union sacrée entre les salariés et les patrons, la lutte des classes se poursuit avec au coeur, le profit ou la vie !

Je ne crois pas que "l'union sacrée" entre salariés et patronat (entre syndicats de salariés et syndicats patronaux) soit à l'ordre du jour malgré la terrible situation due à la pandémie du covid -19.

Pourtant selon certains, la pandémie devrait conduire à mettre en sourdine l'exigence des salariés à protéger efficacement leur santé et leur vie. Alors que le patronat lui, tente d'utiliser la situation à son profit, contre les droits acquis des salariés. Pour lui pas de pause, l"exploitation doit se poursuivre !

Les exemples apportées pendant la semaine montrent qu'il veut continuer de faire produire des marchandises qui ne sont pas strictement indispensables à la lutte contre la pandémie quitte à exposer la santé des salariés et à mettre en danger leur vie. Il est clair que c'est bien uniquement la loi du profit qui le guide.

Il est donc vital de lui faire entendre raison et de rester mobilisés. C'est l'intérêt général qui prime. Cela a motivé plusieurs arrêts de travail dans les usines de production. Certains ont conduit à la fermeture momentanée d'établissements aux activités non indispensables, car enfin, en quoi un Airbus, un bateau, une boite de vitesse ou une colonne de direction de voitures ou les activités logistiques d'Amazon sont-ils utiles contre le covid-19?

Il est affligeant que le 1er ministre et le ministre de l'économie interrogés par la CGT aient insisté sur la nécessité d’aller au travail pour ceux qui ne peuvent le faire de chez eux en évoquant un message mal compris sur la notion de confinement. Le ministre Le Maire  après avoir lourdement insisté pour que tout le monde aille travailler, a refusé de faire la distinction des secteurs clés, pour faire face aux besoins vitaux et aux autres, affirmant que tout était imbriqué. Il a fait référence à l’image de la France vis à vis des marchés financiers et de la banque mondiale pour garder ses taux d’intérêt les plus bas possibles !


La parole des patrons, comme celle des politiques, Macron compris, est donc complètement discréditée par leur acharnement à poursuivre les activités des entreprises. Dans ces conditions où la vie de chacune, de chacun est en jeu, il est impensable d'imaginer une "union sacrée", à moins d'admettre que le profit est supérieur à la vie et le patron seul à pouvoir décider sous la pression des marchés financiers alors que les salariés et leurs familles trinquent ! 


La seule parole à écouter est celle des gens de terrain, les médecins, infirmières, urgentistes, anesthésistes : Tous et toutes disent qu’il faut absolument stopper toutes les activités mettant les personnes en contact les unes avec les autres, et qu’ensuite, il faut n’autoriser que celles strictement indispensables.


La réalité de terrain, c’est qu’en règle générale, les patrons obligent les gens à travailler et bien souvent sans mettre en place les mesures nécessaires pour protéger les travailleurs. Pendant ce temps, les marges continuent de tomber mais le virus, lui, peut se transmettre en une seule minute !


Il y a donc urgence à stopper tout ce qui n’est pas indispensable. Le coup d’état d’urgence sanitaire ouvre un régime d’exception pour les employeurs où tout est permis pour eux. Le rôle de la CGT dans la période, comme celui des communistes, est de se trouver auprès des travailleuses et des travailleurs, solidaires avec eux, pour les appuyer et leur permettre de protéger leur vie et leur santé en restant confinés chez eux, afin d'éviter la multiplication des drames humains consécutifs à la crise sanitaire.

Oui vraiment la lutte des classes ne fait pas de pause, elle se poursuit, y compris dans cette période. Comme toujours elle voit s'affronter l'exigence patronale de profits contre la résistance des salariés pour sauvegarder leur vie et l'intérêt général.

Donc pas question de déserter et plus que jamais soyons présents et solidaires.

Jean Chambon


 

 

Publié dans Luttes sociales, PCF, syndicats

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