Echos de la Métropole de Lyon dont les élus se sont réunis jeudi

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Echos de la Métropole de Lyon dont les élus se sont réunis jeudi

Le conseil de la Métropole de Lyon se réunissait ce jeudi après-midi pour la première fois depuis le début du confinement.

Un plan d’aides économiques d’urgence de 100 millions d’euros pour soutenir à la fois les très petites entreprises, les associations, les acteurs du tourisme ou encore les étudiants était finalement voté.

Trois grands axes ont été établis à commencer par des mesures immédiates pour soulager les trésoreries des petites entreprises et sauver des entreprises en grande difficulté dès les mois de mars et avril.

Cela va se traduire par le versement de 1 000 euros par mois à chaque entreprise du territoire éligible au Fonds de Solidarité National mis en place par le gouvernement. "La première urgence est d'éviter la faillite. 18 000 entreprises seront concernées en mars et environ 30 000 en avril", a expliqué David Kimelfeld.

Le deuxième axe concerne des mesures sectorielles et prévoit deux mesures : le report du recouvrement des reversements de la taxe de séjour et l’attribution d’une subvention exceptionnelle de 651 206 euros à l’Office du Tourisme pour compenser l’annulation des cotisations 2020 de ses adhérents.

Des mesures d’accompagnement et de solidarité représentent le troisième axe de ce plan d'urgence, notamment 200 000 euros pour les associations impliquées dans la gestion de la crise. 500 000 euros seront aussi alloués à l'achat de matériel informatique pour les étudiants en grande précarité.

A noter que ce plan d’aides économiques d’urgence sera suivi d’un plan de relance économique en cours de travail.

La FAMAR l’usine de Saint-Genis-Laval produisant la Nivaquine, actuellement en redressement judiciaire, a été aussi évoqué.

A la fin de la séance exceptionnelle du conseil de la Métropole de Lyon, le conseiller métropolitain et sénateur, Gilbert-Luc Devinaz, a fait part de son souhait à soumettre au vote un vœu pour la nationalisation de Famar Lyon.

"La crise que nous vivons pose évidemment la question de notre souveraineté sur des secteurs stratégiques, tels que la production de médicaments... Dans ce contexte, comment abandonner l’entreprise à son sort judiciaire et sa mort programmée en juillet prochain", a notamment déclaré l’élu, alors qu'une pétition lancée par la CGT est en cours de signature en  ligne.

L'élu a appelé la Métropole de Lyon à demander au Premier ministre, que son gouvernement "examine la possibilité de nationaliser (même temporairement) l’entreprise FAMAR".

Pierre Alain Millet élu communiste est intervenu sur cette question et le groupe communiste a voté ce voeu. (Voir intervention en vidéo)

Le vœu a été voté à 89 voix pour.

La Famar était aussi présente au Sénat. Deux sénateurs du Rhône ont déposé un amendement dans le cadre du projet de loi de finances rectificative. Ils ont annoncé que le Sénat va débuter ce mardi les discussions concernant la nationalisation de Famar Lyon.

Pour rappel, l’usine de Saint-Genis-Laval, produisant la Nivaquine à base de chloroquine, est actuellement en redressement judiciaire avec pour l’instant une seule offre de reprise qui ne permettrait de reprendre que 50 salariés du site. 

 

 

Publié dans Métropole de Lyon

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