L'Anneau des sciences, finalement Collomb renonce ! Une belle victoire de la ténacité des citoyens.

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

L'Anneau des sciences, finalement Collomb renonce ! Une belle victoire de la ténacité des citoyens.
 

Cela fait trois décennies que les populations d'Oullins, de Pierre-Bénite, de Saint-Genis-Laval, de La Mulatière, de Francheville, avec les communistes mais aussi les écologistes et les associations qui défendent l'environnement, mènent bataille pour que ce projet ne voit pas le jour.

Lassé par cette résistance populaire, en 2010, Gérard Collomb, alors Président socialiste de la Métropole, présente son projet d'Anneau des sciences qui n'est autre que le TOP ripoliné ressorti des cartons pour la cause du "tout bagnole" alors que chaque été les températures battent des records et que l'agglomération lyonnaise concentre de plus en plus de GES dont les transports individuels (voitures et camions) sont la cause première.

Il va jusqu'à initier un débat public avec la contribution de la commission nationale des débats publics. Au final, si le projet est adopté il n’en reste pas moins que sa nocivité est fortement mise en avant grâce à l'investissement des communistes et des associations de défense de l'environnement qui mettent en évidence les nuisances du projet pour l'environnement et les populations ainsi que son coût exorbitant pour les finances publiques au moment même où le gouvernement décide de la réduction des dépenses publiques et de la chasse aux coûts.

Collomb s’entête. Après sa réélection à la tête de la métropole en 2014, il relance activement son projet. Plusieurs conseils métropolitains voteront des dispositions, des budgets d'études gâchant plusieurs dizaines de millions d'€.

L'opposition au TOP (Anneau des Sciences) se fait alors plus forte notamment au cours des années 2019 et 2020 qui voient le sujet rebondir lors des élections municipales et métropolitaines. Ainsi les communistes et leurs partenaires, dans ces campagnes municipales et métropolitaines réaffirment leur refus du TOP et portent la proposition d'une alternative dédiant l'Anneau des Sciences aux transports en commun.

Kimelfeld président de la métropole en exercice est le 1er à faire un pas en arrière en annonçant que le projet devra être remis à plat. Par ailleurs, les soutiens de Collomb annoncent que le projet n'est plus envisageable en l'état. Ce 18 mai, Collomb annonce dans un communiqué « que le bouclage du périphérique est un projet à revoir (…) » C’est un renoncement et une victoire des citoyens de nos villes de la Métropole de Lyon qui se sont mobilisés sans compter !

"Les marcheurs" quant à eux mettent en avant dans un communiqué signé par les candidats qui ont ardemment défendu le projet, prétextent de la réduction des finances publiques pour justifier ce recul : Michèle VULLIEN, Jean-Luc FUGIT, Blandine BROCARD, Renaud GEORGE, Roland CRIMIER, Gérard COLLOMB, Yann CUCHERAT, Nathalie FRIER et Julien RANC) :

"Dans ce contexte le bouclage du périphérique ne peut plus être une réalisation envisageable en l’état, même si ses finalités demeurent pertinentes" comme "libérer de l’espace en surface pour les bus, les vélos et les véhicules plus propres", " mailler le réseau de transport tous modes en améliorant les liaisons Ouest-Est et en offrant une desserte circulaire de l’agglomération ou "fluidifier l’A450 et l’A7 et accompagner la bascule modale vers les transports propres, qui doit se faire au plus vite ...".

Ce communiqué enterre l’Anneau des sciences. Le financement à l'origine était déjà très compliqué pour ne pas dire impossible. L'État comme l'Europe ne souhaitaient pas en entendre parler.

L'Anneau des sciences était devenu un marqueur politique permettant aux communistes de mettre en valeur leur conception de la ville de demain, des mobilités avec des modes de transports respectueux de la planète et un aménagement du territoire qui ait comme boussole l'égalité entre les citoyens et le développement des activités et de l'emploi.

Pour cela les communistes avec les autres forces de gauche ont des propositions portées par Christiane Charnay maire de Givors et tête de liste "C'est la gauche unie » aux élections métropolitaines . Elles seront au cœur du débat avec les électeurs de notre circonscription "Lônes et coteaux" lors du second tour.

Le 20 mai 2020

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