BFM et RMC coupent un tiers des effectifs. Résistance des salariés !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

L'annonce de la grèvbe à BFM et RMC

L'annonce de la grèvbe à BFM et RMC

La filiale d’Altice NextRadioTV, maison mère des chaînes télés et de la radio, a annoncé en mai un plan massif d’économies. Le coup de rabot social est sévère. Un salarié sur trois va devoir quitter NextRadioTV dans les prochains mois. Mercredi soir, c’est l’intersyndicale (CFDT-CFTC-CGT-SNJ-UNSA), par voie de communiqué, qui a dévoilé l’ampleur de la coupe dans les effectifs : la filiale du groupe Altice prévoit de supprimer «330 à 380 CDI et jusqu’à 200 pigistes et intermittents», sur un total de 1600 salariés.

Seront principalement touchées les équipes des fonctions supports, ainsi que celles de RMC Sport, le groupe réduisant fortement ses investissements dans le sport. La rédaction de BFM devrait être plus épargnée.

Aussitôt la résistance syndicale s'est organisée dans l'unité syndicale. avec deux jours de mobilisation très suivis, Mercredi et jeudi.

À l'appel des syndicats, les salariés des chaînes de télé et radio BFMTV, BFM Business, RMC, RMC Sport et RMC Découverte étaient nombreux à être vêtus de noir ce jeudi pour une deuxième journée de mobilisation contre le plan de casse de l'emploi de la direction de NextRadioTV (Altice Media France)

Les journalistes et techniciens ont démarré leur mouvement de grève mercredi. Il a été très suivi, au point que le débat sur les municipales à Paris doit être reporté à jeudi soir. Une première victoire pour les grévistes qui ont fait le forcing toute la matinée de mercredi pour empêcher son organisation. En début d'après-midi, la maire sortante Anne Hidalgo annonçait qu'elle renonçait au débat et demandait son report. «Je ne peux pas fermer les yeux sur la situation des salariés de NextRadioTV», avait tweeté la maire sortante de la capitale, estimant que «le débat démocratique doit se dérouler dans des conditions sereines».

Dans la matinée de jeudi, les représentants des syndicats ont obtenu de la direction qu'elle abandonne un éventuel projet de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), moins favorable aux salariés, pour mettre en place un plan de départs volontaires (PDV) «ciblé» qui viserait 330 CDI. Un cadre qui permet aux salariés de négocier notamment des mesures d'accompagnement mais au final c'est un marché de dupes puisque les emplois sont supprimés !

Alors que les discussions devaient se poursuivre, la reprise de la grève a finalement été votée en assemblée générale par les salariés, et ce, jusqu'au lundi 29 juin à 9 heures. Fait rare, le direct de l'antenne a été interrompu dans la foulée pendant une heure mais le débat de second tour à la mairie de Paris a bien été maintenu.

Les salariés attendaient en particulier des engagements écrits de la direction de la rédaction. Ils devraient demander ce vendredi que soit inscrit dans le marbre un plan de départs, uniquement sur la base du volontariat et qui s'étalerait du 15 juillet au 15 novembre dans la limite de 330 CDI. Dans les revendications aussi, l'ouverture de négociations sur les délais et les conditions des départs ainsi que sur les mesures d'accompagnement des départs et le volume de réduction des pigistes et ­intermittents.

De son côté, la direction souffle sur les braises de la colère et se permet de demander l'arrêt de la grève comme condition préalable à la reprise des discussions. Chantage ignoble et insupportable !

Publié dans Luttes sociales

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