Le CAC 40 dans le rouge ? Pas tout le monde !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Le CAC 40 dans le rouge ? Pas tout le monde !

Les comptes du 1er semestre 2020 des groupes du CAC 40 viennent d'être publiés. Compte tenu de la situation particulière de cette année 2020 marquée par la pandémie COVID-19, il y a des globalisations de résultats et des comparaisons qu'il faut éviter de faire afin de ne pas se tromper d'analyse et induire en erreur l'opinion.

C'est malheureusement ce que fait le cabinet PwC. Ainsi en comparant des choses non comparables, il parviendrait presque à nous faire pleurer sur le sort des groupes du CAC 40 et à nous faire admettre qu'il est logique que des milliards de fonds publics leur soient donnés sans contre partie, pire parfois avec à la clé des milliers de suppressions d'emplois.

L'étude de PwC nous apprend que les pertes enregistrées par les groupes du CAC 40 atteignent 1,7 milliard d’euros au premier semestre, contre 43,5 milliards de profits sur la même période de 2019. Mais PwC établit une statistique en enlevant trois groupes (Bouygues, Cap-Gemini et Pernod Ricard) dont les résultats seront connus plus tard et il mélange des groupes en faisant figurer ceux qui étaient déjà en difficulté avant la crise sanitaire comme le groupe Renault (perte de 7.3 milliards) avec ceux qui ont été frappés de plein fouet comme Total (perte de 7.6 milliards).

Enfin, la globalisation permet d'atténuer les résultats des groupes qui continuent à faire des profits énormes (ce qui ne les empêche de se restructurer et de supprimer des emplois) comme le groupe Sanofi qui réalise 9,3 milliards d’euros de profits au premier semestre, loin devant BNP Paribas (3,6 milliards) et L'Oréal (1,8 milliard).

Notons enfin que les 37 grands groupes qui ont annoncé leurs résultats, font été d'un recul de 143 milliards du chiffre d'affaire globalisé sur le 1er semestre 2020.

Au final une question mérité d'être posée : ces groupes vont-ils avoir le culot de distribuer des dividendes à leurs actionnaires ou vont-ils apporter à la société les milliards dont elle a besoin pour sécuriser l'emploi, la formation et les revenus des salariés ?

C'est certainement une question qui devrait déboucher sur des exigences précises et radicales, à placer au coeur des mobilisations sociales afin que les Français ne payent pas l'addition de la crise !

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