GRID Villeurbanne, 1ère riposte réussie des salariés au projet de General Electric de détruire l'emploi !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

GRID Villeurbanne, 1ère riposte réussie des salariés au projet de General Electric de détruire l'emploi !
GRID Villeurbanne, 1ère riposte réussie des salariés au projet de General Electric de détruire l'emploi !

Dans deux ans, on est tous dehors, on aura tous été virés, on a été trahis, on nous a promis plein de choses et ça s’est écroulé progressivement», s’insurge Bruno Valente, opérateur moteur de l’atelier d’appareillage haute tension de l’usine General Electric de Villeurbanne. Le mécanicien de 53 ans sait bien ce que signifierait un licenciement à son âge : «Une catastrophe.»

Bruno Valente est l’un des 764 salariés menacés par les suppressions d'emplois confirmées mercredi. Cette restructuration brutale vise particulièrement les branches Hydro (turbines et alternateurs pour les barrages hydroélectriques) et Grid (Activités renouvelables) du groupe américain en France.

Cinq ans après avoir racheté les activités énergie d’Alstom, GE a balayé ses promesses, notamment celle de créer 1 000 emplois en France. Au mépris de ces engagements, après la casse des emplois de Belfort il y a un an, c’est au tour de la région lyonnaise d’être touchée par les délocalisations en Inde et en Chine, après l’annonce du plan menaçant près de 620 postes sur les sites GE Grid Solution de Villeurbanne et de Saint-Priest.

Devant le site de Villeurbanne, 300 salariés se sont retrouvés ce 17 septembre à l'assemblée générale à l’appel de l’intersyndicale. Des banderoles affirment leur colère : «GE prend les subventions et supprime des postes», «Macron, complice et responsable».

En 2015, Macron sans écouter personne, avait donné son accord à la vente d’Alstom Energie à GE. Quatre ans après, Hugh Bailey, l’un de ses anciens conseillers, était parachuté General manager de la division française de General Electric. Il fait aujourd’hui l’objet d’une enquête pour «prise illégale d’intérêts».

Ce nouveau coup porté à l'emploi et aux activités a provoqué colère et mobilisation :

«C’est un coup majeur porté à l’activité Grid, il s’agit d’un plan uniquement financier mais qui n’a aucun sens au niveau industriel, a expliqué Serge Paolozzi, délégué CGT. Comment peut-on comprendre ce projet alors que le contexte actuel appelle à la relocalisation, comment comprendre le désengagement de GE dans la recherche et développement, en contradiction complète avec les impératifs de l’indépendance et de la transition énergétiques ?»

Tandis que la moitié des emplois sont menacés à Villeurbanne, le site de Saint-Priest pourrait fermer, du fait du rapatriement à Villeurbanne du bureau d’ingénierie et de gestion de projets, amputé de près de 50 % de ses effectifs, malgré son rôle stratégique pour la transition écologique.

On notait hier au rassemblement la présence des militants communistes notamment Benoît Roux secrétaire de la section du PCF de Villeurbanne et Pierre Alain Millet élu communiste à la Métropole de Lyon. Ils ont tenu à apporter leur soutien à la mobilisation des GRID Villeurbanne au moment où le PCF lance sa campagne nationale pour la sécurisation de l'emploi et des revenus !

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